Douaisis

Avec la démolition des Glaces de Boussois et du château d'eau métallique, une partie du patrimoine local disparaît

mercredi 25.04.2007, 09:36
Avec la démolition des Glaces de Boussois et du château d'eau métallique, une partie du patrimoine local disparaît PHOTO "LA VOIX"

Il y a quelques semaines, la démolition des anciens bâtiments de la verrerie des glaces de Boussois s'achevait tout comme le démontage du château d'eau métallique. L'occasion de revenir sur l'histoire de ces deux infrastructures vieilles de plusieurs dizaines d'années et qui ont façonné le paysage local.


Après cinquante ans d'occupation du paysage anichois, il ne reste plus rien des anciens bâtiments de la verrerie des Glaces de Boussois où étaient entreposées les soutes à matières premières, destinées à la fabrication du verre, le pont roulant, les trémies de réception et le broyeur à calcin.
Modernisation et qualité
Il ne reste plus rien non plus de la tour de composition et des bâtiments annexes ayant abrité les mélangeurs, la salle des mélanges, mais aussi la salle des balances, le pupitre de commandes... Retour en arrière. C'est en 1957-1958 que ces bâtiments sont sortis de terre.
L'alimentation des fours en composition et calcin avait été complètement remaniée grâce à la construction d'une centrale à composition ultra-moderne pour l'époque, entièrement automatique.

Depuis l'entrée des matières premières dans l'usine jusqu'à l'alimentation des enfourneuses de fours, les opérations manuelles résidaient dans le maniement par un seul opérateur de commandes électriques, disposées sur un pupitre centralisé.
Grâce à cette modernisation, la fatigue physique avait été nettement diminuée, la précision des mélanges était devenue constante, d'où une progression importante de la qualité du verre.
De même, la sécurité s'était sensiblement améliorée.
Cette centrale à composition a servi à alimenter le four 3 (procédé Fourcault), jusqu'à son arrêt de fabrication.
Fin d'exploitation
Mais elle a aussi alimenté le four 1 (procédé Fourcault), remis en activité en août-septembre 1969 pour quelques années et le four 3 (procédé Pittsburgh) dont la mise à feu datait du 17 mars 1969.
Son arrêt de production définitif en 1978, en même temps que le dernier four à vitre Pittsburgh, marqua la fin de l'exploitation de la centrale.
Le château d'eau métallique était quant à lui plus jeune. Il avait été construit en 1972.
Sa contenance était de 1 000 mètres cubes.
Cette disparition va laisser un vide dans le paysage de la commune mais aussi dans le coeur des passionnés de son histoire, qui voient réduit en poussières tout un pan du patrimoine industriel local.

La Voix du Nord

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