Lens-Hénin

Les Energy Plast dans leur dixième semaine d'occupation

mercredi 04.04.2007, 10:09
Les Energy Plast dans leur dixième semaine d'occupation Les Energy Plast dans leur dixième semaine d'occupation

Ils promettaient d'« aller jusqu'au bout ». Et ils tiennent bon. Lundi, les « ex-salariés de Samsonite », comme ils préfèrent s'appeler, ont entamé leur 10e semaine d'occupation d'usine. Pour consolider leur avenir, ils ont monté une association baptisée AC Samsonite (Agir contre Samsonite). De son côté, le liquidateur voit se profiler des projets de reprises.

Ils sont toujours là, à se relayer, à se retrouver pour partager les derniers bons moments d'une aventure de 23 ans. Presque tous ont commencé à bosser ensemble à la création de l'entreprise Samsonite en 1984. Certains sont partis lors du plan social de 2001. Et ceux qui sont restés se battent pour faire payer Samsonite de les avoir « cédés à bon prix ». Car, sur le site boulevard Darchicourt, c'est l'amitié fraternelle qui se mêle à la colère. Et pour consolider tout cela, ils ont monté une association, AC Samsonite, pour « défendre les intérêts des ex-salariés, maintenir les liens entre eux, appeler au boycott de Samsonite et agir en justice si c'est nécessaire », explique le désormais président Jean-Marc Mairesse. Déjà plus de 130 des 203 salariés étaient présents pour l'assemblée constitutive. Des salariés qui sont actuellement suivis par une cellule de reclassement. « Certains ont trouvé du boulot, des contrats de caristes, que du précaire pour l'instant », poursuit M.
Mairesse. Peu croient encore pouvoir être repris sur le site héninois.
Reprise : « amorces de pistes »
Et pourtant le liquidateur, Me Gorrias, y travaille. « J'ai eu de nombreux contacts qui ne tenaient pas la route. Mais aujourd'hui, j'ai des rendez-vous plus sérieux ». Rien de certain, mais des projets de reprise intéressants. « Ce ne sont pas forcément des projets industriels, il y en a des commerciaux. Une grande enseigne est intéressée. Mais ce ne sont que des amorces de pistes », précise-t-il.
Ces projets permettront-ils de reprendre les salariés ? Si oui, il semblerait que ce ne soit qu'en partie. « Les repreneurs semblent attendre pour valoriser leur offre sans avoir l'obligation de reprendre les salariés », précise le liquidateur. De toute façon, aucun projet ne pourra réembaucher les 203 salariés licenciés.

ANNE-CLAIRE GUILAIN

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