Les transporteurs font les frais de la hausse du gazole. À Aix-Noulette, TransArtoisFrigo ainsi que six autres entreprises du Pas-de-Calais sont en redressement judiciaire au premier semestre. Mais la flambée du pétrole n'explique pas tout. Pour Jacques Lefebvre, patron de TAF, le marché est devenu « irrationnel ».
Les premiers coups de pioche, préparatoires au chantier, devraient être donnés avant l'été : de 500 à 550 logements sont attendus sur la zone dite du Ponterlant, un terrain vierge « coincé » entre le quartier République et la cité du 4. La concertation préalable, obligatoire dans la procédure choisie pour mener à bien ce projet, a débuté mardi soir.
Après quinze jours de conflit, les salariés de GSF-Pluton en grève ont vu le bout du tunnel des négociations, hier matin. Les avancées consenties par la direction ont incité le personnel à reprendre le travail.
La proposition de reclassement faite mi-avril par la direction de la teinturerie STAF à sept de ses salariés a fait l'objet d'un échange de courriers entre le maire d'Hénin-Beaumont et Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République.
Quinze jours après le début du conflit sur le site de Lens, la situation semble se décanter à GSF-Pluton, société de nettoyage industriel.
La crise par ci, la situation économique par là... Et concrètement, sur le terrain des PME carvinoises ? C'était le sujet de la réunion de Carvin Entreprendre qui a eu lieu mardi soir, dans les locaux d'ETDE-Ferroilles, sur la zone du Château.
GSF Pluton emploie deux tiers de ses 196 salariés artésiens à temps partiel. Maintenu pour lundi, le conflit en cours depuis le 21 avril concerne deux types de salariés : des agents de service à contrats pleins comme d'autres à huit heures hebdomadaires ou plus. Ces derniers aimeraient bien travailler plus pour gagner plus.
L'équipementier automobile Visteon compose actuellement avec un plan social à l'échelle mondiale. En France, 33 suppressions de postes sont prévues. Si aucune répartition par site n'est pour l'heure avancée par la direction, le syndicat CFE-CGC craint que le site harnésien, qui emploie près de 300 salariés, ne soit le plus touché avec 20 à 25 suppressions de postes.
Même amoindrie en effectifs, la grève entamera, lundi, sa troisième semaine avec une nouvelle négociation en vue.
TELECOMS
En mars, des salariés arrageois de France Telecom étaient venus manifester à Lens contre l'idée de venir y travailler. Cette initiative n'a pas freiné la direction dans son élan. Elle est en passe de concrétiser son projet de mutualiser dans l'ancienne cité minière les moyens de l'unité de conduite d'activités (60 personnes), jusque-là répartie entre Arras, Lille et Lens.