Métropole lilloise

Le marathon de Noël a commencé dans l'usine de chocolats Bouquet d'Or

dimanche 12.08.2007, 10:11
Le marathon de Noël a commencé dans l'usine de chocolats Bouquet d'Or Attention, exclusivité! Voici les premiers chocolats, aux formes et goûts plus modernes, sortis de la nouvelle ligne de moulage.

À défaut de regarder vers le ciel, un simple coup d'oeil dans les commerces et dans les rues permet de comprendre que l'on est au mois d'août : la France ronronne, les vacanciers récupèrent d'une année de travail. Mais pas tous... À l'usine de chocolat Bouquet d'Or de Villeneuve-d'Ascq, août est synonyme de rentrée en fanfare, avant le grand marathon de septembre.

C'est tous les ans le même rituel : les chocolats de Noël, qui se produisent par tonnes entières, s'anticipent dès l'été. Depuis un peu plus d'une semaine, c'est donc branle-bas de combat dans l'usine de la rue des Fusillés. Plus de trois cents personnes se relaient autour des lignes de montage et de stockage. En septembre, elles seront 425 à travailler toute la semaine, week-end compris, pour créer ces bonbons au chocolat que l'on s'arrachera en décembre.
Et pour épater les papilles des gourmands, l'entreprise s'est offert un petit bijou de technologie, une nouvelle ligne de moulage capable de créer des bouchées plus sophistiquées. « Avec elle, on a vraiment l'impression d'avoir changé de siècle, s'amuse Aimé Baudrin, le directeur du site. Là où l'on passait par trois étapes basiques pour avoir un chocolat, on peut désormais aller jusqu'à sept. Avant, on créait la coquille, on coulait l'intérieur et on finissait par le talon. Maintenant, on peut prévoir plusieurs couches de garnitures, avec des arômes différents. » Mais surtout, la machine permet également de créer de nouveaux formats : des coupelles, des parts de tarte. Elle peut les décorer avec des coulis aux saveurs de banane, d'orange, ou y incorporer des petits grains de pralin. « Il y a dix ans, on avait le choix entre noisette... et noisette pour donner un goût aux chocolats, reprend M. Baudrin. Là, c'est quand même mieux, on peut vraiment mélanger les saveurs et les textures !
On y réfléchissait depuis deux ou trois ans. C'est le fruit d'un long travail commun avec les équipes de recherche et développement, de qualité, et les employés. » Ce bel outil, véritable concentré de technologie, se commande par ordinateur là où les autres installées dans l'usine demandent davantage d'interventions manuelles. Entièrement fermée, la nouvelle ligne est reliée à des cuves de tempérage et de cristallisation du chocolat qui indiquent en permanence les stocks et les températures.
Depuis le mois de juin, elle tourne régulièrement pour apporter sa pierre à l'édifice : d'ici fin septembre, quelque 3 000 tonnes de chocolats de Noël vont être créées. Mais sur l'ensemble de l'année, ce sont 6 600 tonnes de petites bouchées qui sortent des machines. Ce qui, en ce moment, n'est pas sans poser problème. « Les prix du cacao, des noisettes et de la poudre de lait ont flambé depuis le début de l'année, déplore Aimé Baudrin. Ce n'est pas simple de s'y retrouver financièrement, cela représente un vrai risque pour le métier... » •

CARINE BAUSIÈRE

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