Les halles de Wazemmes : trois ans d'une nouvelle ère
samedi 06.10.2007, 11:44Construites vers 1869, les halles de Wazemmes ont été refaites voilà trois ans. Outre la rénovation du bâtiment, c'est toute l'organisation interne qui a été revue. Petit aperçu de ce qui a changé.
Première impression lorsque l'on franchit les portes des halles de Wazemmes : les fumets viennent vous chatouiller le nez. Ici et là, des plats mijotent. Mais à 11 h, hier matin, peu de monde est là pour les acheter. Les allées ne sont pas très achalandées, malgré les étals qui déploient délices et saveurs de tous horizons.
Depuis la réouverture, en août 2004, les stands, eux, se sont remplis. La totalité est maintenant occupée, sauf un, déserté par la fleuriste depuis quelques semaines. Il aura fallu trois ans pour en arriver là. « Une vraie satisfaction » pour la mairie (qui gère la structure), selon Jacques Mutez. « La mairie pensait à rénover les halles depuis 1997. Mais ça n'avait pas suivi. Peut-être que les gens n'étaient pas prêts », ajoute l'adjoint au commerce. De fait, certains étaient installés là depuis plusieurs années, voire décennies. Et la rénovation initiée en 2003 a permis de changer les règles du jeu : les commerçants doivent désormais être présents cinq jours sur sept, contre trois auparavant, et aux horaires de la halle, pour faciliter l'accès des clients.
Passer de non-sédentaire à sédentaire n'a pas plu à tout le monde, surtout à ceux qui assuraient également d'autres marchés. « Pas mal d'anciens ont préféré partir, explique Sébastien Deblock, qui tient l'une des boucheries. Et puis, pour suivre la rénovation, il fallait investir et certains n'ont pas voulu prendre le risque. » Lui a choisi de se lancer dans l'aventure. Depuis, il a embauché trois personnes et son chiffre d'affaires augmente de plus de 10 % par an.
Une réussite qui n'est pas la même pour tout le monde. Deux ou trois marchands auraient quelques soucis financiers. Malgré la location du mètre carré à 12 E par mois, contre près de 400 E rue Gambetta. Mais le passage est encore inégal dans les halles. « Beaucoup pensent que ce n'est ouvert que les jours de marché », regrette Casimir Amato, qui a ouvert son stand de spécialité réunionnaises en février. Pour l'instant, son activité n'est pas à la hauteur de ses espérances mais il reste optimiste. « Il faut dynamiser tout ça, se faire connaître, tenter d'attirer les gens avec des activités... », projette-t-il.
Comme les autres, il mise aussi sur la qualité des produits.




