Dunkerquois

L'accident industriel à RDME risque d'avoir des conséquences économiques très lourdes

samedi 25.08.2007, 09:35
L'accident industriel à RDME risque d'avoir des conséquences économiques très lourdes Durant l'incendie, un panache de fumée s'est répandu dans l'atmosphère. Quelles conséquences pour l'environnement ? PHOTO "LA VOIX".

Quelles conséquences pour l'environnement et l'activité salariale chez RDME après l'accident qui a détruit partiellement le four de l'usine ? La Drire attend le rapport d'accident de l'exploitant pour se prononcer sur les répercussions environnementales. Sur l'aspect social, la direction n'a pas souhaité s'exprimer.

Avant-hier, un accident industriel de vaste envergure a détruit partiellement le four de l'usine RDME à Grande-Synthe. Des tonnes de minerai en fusion se sont échappées du four détruisant une partie des installations. Les retombées économiques de cet accident seront sans aucun doute très lourdes à supporter. Sur le site touché, RDME produisait du ferromanganèse, composant essentiel dans la fabrication de l'acier. Sur le port, la firme brésilienne fournit environ 70 % de la consommation d'Arcelor. On imagine aisément le manque à gagner pour RDME en cas d'arrêt de la production - elle restera au point mort durant deux mois, peut-être plus. Déjà en 2005-2006, six millions d'euros avaient été investis, dont plus de la moitié afin de réduire les émanations polluantes. La direction se plaignait par ailleurs du coût de l'électricité en France et de la main d'oeuvre. Financièrement, un gros panache noir s'amoncelle au-dessus de l'usine.

Chômage technique ?
Quel avenir pour les salariés, pour les sous-traitants ? La direction n'a pas souhaité nous répondre hier, On devine cependant que le chômage technique pointe le bout du nez. RDME emploie environ 120 personnes sur le littoral dunkerquois, dont une majeure partie sur le four endommagé - plus de 70 personnes étaient en activité sur le site au moment de l'accident.

Quant aux conséquences environnementales de cette catastrophe, la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement), estime qu'il est trop tôt pour se prononcer : « Nous attendons le rapport d'accident de l'exploitant, qui est obligatoire, et des données scientifiques pour mesurer l'impact des émanations sur l'environnement », explique un responsable. •

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