Terminal méthanier : dernière réunion publique jeudi prochain au Kursaal
jeudi 29.11.2007, 09:12Les débats ont été riches. Du 5 octobre au 16 novembre, huit réunions publiques ont été organisées dans le cadre du projet de terminal méthanier. Bilan des échanges avant la réunion de clôture, qui se tiendra jeudi prochain, de 18 h 30 à 21 h, au Kursaal.
Quel implantation pour le terminal méthanier ? Seulement 50 emplois directs justifient-ils un quatorzième site Seveso ? Quel avenir pour les promeneurs ou les kite-surfers qui fréquentent assidûment la digue de Braek ? Autant de questions, parmi tant d'autres, qui résument les préoccupations des participants aux huit réunions publiques (1).
« Une grande question a émergé de ce débat : le Clipon ou les Huttes ? Il y a les "pour les Huttes", les "contre les Huttes" ; les "pour le Clipon", les "contre le Clipon", résume Claude Hanoteau, membre de la commission particulière du débat public. En tout cas, ce que les gens veulent comprendre, c'est sur quelles raisons bien claires, bien définies, on fera ce choix (...). J'ai retenu avec beaucoup d'intérêt que, dans le fond, il n'y a pas d'opposition de principe à une nouvelle aventure industrielle dans le Dunkerquois. On est dans un pays d'aventure industrielle ».
Thèmes.- L'emploi, soit 50 directs en phase d'exploitation du terminal et 1 200 en phase de chantier (trois ans). « On est convaincu que le tissu économique dunkerquois est bien placé pour postuler sur nombre de ces emplois, assure Fabrice Fourcade, directeur du projet pour EDF.
En plus des cinquante emplois directs, une centaine d'indirects concerneront pas mal d'activités de maintenance. Sur ce point, Dunkerque est bien placé car le tissu économique local est très fort. » « Quand on entend 50 ou 150 emplois, il ne faut surtout pas dire que ce n'est pas beaucoup. Un emploi, c'est important. 150, c'est 150 familles nourries. Un emploi à Dunkerque, on veut le prendre », estime Franck Gonsse, président de la chambre syndicale des ouvriers portuaires mensuels et intermittents (CSOPMI).
Autre question posée : le projet peut-il ne pas avoir lieu ? « La règle du jeu c'est que, soit il y aura zéro, soit un, deux ou trois sites », répond Pierre-Frédéric Ténière-Buchot, président de la commission particulière du débat public (CPDP). Si les études, les estimations, les évaluations montrent que finalement c'est dangereux, l'administration réagira et ne donnera pas l'autorisation. » Quid du lieu d'implantation ? Deux sites sont envisagés : le Clipon à Loon-Plage (le plus probable) et les Huttes à Gravelines. L'ADELFA, elle, avance une troisième possibilité : une implantation « offshore ».
Loisirs.- Une installation au Clipon supprimerait des espaces de loisirs (promenade, pratique du kite-surf, etc.). « Ce n'est pas l'ensemble de la plage qui serait touché mais une petite partie. En clair, il resterait 2,4 km de plage qui ne seraient absolument pas impactés par le projet », assure Fabrice Fourcade. Réponse d'un riverain : « Oui, mais vous prenez la plus belle partie »...
> (1) Les participants : parmi les plus assidus figuraient l'ADELFA, le mouvement national de lutte pour l'environnement, le groupe ornithologique et naturaliste du Nord - Pas-de-Calais, la Ligue pour la protection des oiseaux, des associations de chasse et de pêche.


