ÉNERGIE

Académie des métiers du nucléaire : former les agents EDF de demain

Publié le 07/02/2008 à 08h27

Lavoixeco - Académie des métiers du nucléaire. Derrière ce nouvel intitulé ne se cache pas une école d'ingénieurs, ni une annexe de l'Université du littoral. En fait, il s'agit d'un dispositif d'accueil mis en place par EDF France pour favoriser l'intégration de ses jeunes embauchés. Zoom sur la première promotion qui vient d'être mise en place à la centrale nucléaire de Gravelines.

Académie des métiers du nucléaire : former les agents EDF de demain
Lavoixeco - Académie des métiers du nucléaire. Derrière ce nouvel intitulé ne se cache pas une école d'ingénieurs, ni une annexe de l'Université du littoral. En fait, il s'agit d'un dispositif d'accueil mis en place par EDF France pour favoriser l'intégration de ses jeunes embauchés. Zoom sur la première promotion qui vient d'être mise en place à la centrale nucléaire de Gravelines.

Une vingtaine de départs par an entre 2000 et 2004 ; cinquante-neuf l'année dernière et soixante et onze programmés cette année. « Tous ces départs concernent du personnel embauché dans les années 1970, à l'époque de la construction de la centrale nucléaire de Gravelines, explique son directeur, Éric Jouen. À l'horizon 2010-2012, ces départs seront de l'ordre d'une centaine par an. » Créée pour anticiper ces départs et former les agents EDF de demain, l'académie a donc un double objectif : initier les jeunes embauchés (trente-huit l'année dernière, soixante-trois cette année) aux métiers du nucléaire et faire en sorte que les « anciens », avant leur départ, leur transmettent leurs compétences et leurs connaissances du centre de production. « Cette expérience et cette somme de connaissances sont ainsi intégrées dans un cycle de formation », explique Éric Jouen.

« Acculturation » et professionnalisation
La première promotion, mise en place en janvier (d'autres suivront), totalise vingt-huit embauchés, « mais l'académie est également ouverte à des agents en reconversion qui souhaitent apprendre un nouveau métier », précise Éric Jouen. Pendant quinze semaines, les académiciens suivent un premier module dit « d'acculturation » aux exigences communes de l'industrie nucléaire (bases théoriques et pratiques sur le fonctionnement d'une centrale, sécurité, radioprotection, etc.).

À l'issue de ce premier cycle, ils sont soumis à une semaine d'évaluation globale qui permet de leur délivrer une habilitation minimale, indispendable pour intervenir sur une centrale nucléaire. « À partir de ce moment-là, ils entreront dans une phase de professionnalisation de 12 à 18 mois et intègreront leur secteur d'activité respectif (maintenance, conduite d'installations, automaticiens, électriciens, etc.) », conclut Caroline Steenebrugge, responsable du suivi des ressources humaines et pilote pour EDF du projet ARC (adapter et renouveler les compétences). •

> En France, EDF a créé sept académies des métiers du nucléaire, dont celle de Gravelines (1 605 salariés à la fin 2007).

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