SOCIAL
Cegelec à Fort-Mardyck : la CGT se mobilise pour soutenir deux salariés
jeudi 21.02.2008, 05:52 La CGT y voit le résultat de la mobilisation : deux salariés de Cegelec qui risquaient une sanction « pouvant aller jusqu'au licenciement » ont fait l'objet d'une « mise en garde ». On leur reprochait de n'avoir pas travaillé en totale sécurité sur un chantier d'Arcelor Mittal Dunkerque.
L'affaire remonte au 23 janvier. Deux salariés de Cegelec travaillent sur un chantier de maintenance industrielle chez le sidérurgiste Arcelor Mittal Dunkerque. Selon Laurent Vangrevenynghe, délégué CGT du personnel et secrétaire adjoint du comité d'entreprise de Cegelec, et Éric Fatoux, délégué syndical central CGT de Cegelec, les deux hommes, dans une nacelle, se livrent à une opération de démontage. Or, des tuyaux empêchent d'accéder à la partie supérieure du chantier. Ils auraient pris des risques avec la sécurité, selon un ingénieur d'Arcelor Mittal. Il leur demande de descendre. La suite ? Une convocation à un entretien « pouvant aller jusqu'au licenciement », selon la formule usuelle.
Les deux salariés - dix-sept ans d'expérience chez Cegelec - portaient leurs équipements de protection et étaient harnarchés, assurent les syndicalistes.
Selon eux, la faute n'est pas à rechercher de leur côté, mais dans les lacunes dans l'élaboration du plan de prévention et dans la coordination entre Cegelec et Arcelor Mittal pour évaluer les risques.
Opposée à toute sanction, la CGT a lancé un appel à la mobilisation. Il a débouché, hier en début de matinée, sur un rassemblement d'une petite centaine de personnes selon le syndicat, devant la société, à Fort-Mardyck.
Finalement, il n'y aura aucun licenciement. La rencontre hier matin entre Roger Delrue, responsable des ressources humaines à Cegelec, et les salariés s'est terminée par une « mise en garde ». MM. Vangrevenynghe et Fatoux en concluent que les plans de prévention doivent être élaborés avec la plus grande rigueur.
> La direction de Cegelec n'a pas souhaité s'exprimer sur ce sujet.
