FINANCE
La panique gagne tous les marchés, la zone euro tente d'éteindre l'incendie
samedi 06.08.2011, 05:10
Tout comme Wall Street, les bourses du monde entier sont fébriles. PHOTO AFPLes marchés mondiaux restaient nerveux hier après leur plongeon de la veille, des chiffres meilleurs que prévu de l'emploi aux États-Unis n'ayant pas suffi à apaiser les angoisses concernant l'économie mondiale et la crise de la dette en zone euro.
La bourse de New York a terminé en légère hausse (+ 0,54 %) après une séance à revirements. Jeudi, Wall Street était retombée à son niveau de décembre après une chute de 4,31 % du Dow Jones et de 5,08 % du Nasdaq.
Les bourses européennes ont pour la plupart suivi le mouvement. La bourse de Londres a terminé hier en baisse de 2,71 %, après une chute de plus de 3 % la veille. L'indice vedette Dax de la bourse de Francfort a clos en très forte baisse de 2,78 %.
La bourse de Paris a abandonné 1,26 % finissant à un nouveau plus bas depuis juillet 2009 et signant sa dixième séance consécutive de baisse, une situation inédite depuis la création de l'indice CAC 40 en 1987. Le secteur de l'énergie a particulièrement souffert. Total a cédé 3,04 % et Technip 3,34 %. Pour les mêmes raisons, les titres concernant l'immobilier ont été particulièrement pénalisés, alors que les valeurs du secteur financier ont terminé en ordre dispersé.
Madrid finissait en légère baisse (- 0,18 %) et à Milan des problèmes de diffusion sont intervenus juste avant la clôture, alors que l'indice cédait 0,62 %. Ces deux places ont profité de rumeurs selon lesquelles la Banque centrale européenne s'apprêterait à acheter des obligations espagnoles et italiennes, peu prisées par les marchés. En Asie, Tokyo a dévissé de 3,72 % et Hong Kong de 4,29 %.
Les dirigeants européens se mobilisaient hier pour rassurer des investisseurs inquiets d'une contagion de la crise de la dette, seulement deux semaines après un sommet censé régler ce problème.
Pas de nouveaux plans d'aide
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a rappelé que l'accord comportait de nombreux points techniques qui demandaient du temps avant d'être mis en oeuvre. Revenant sur les attaques subies sur les marchés par Rome et Madrid, le commissaire européen les a jugées « injustifiées » au regard des fondamentaux des deux pays. Pour lui, ils n'auront tout simplement pas besoin de plans d'aide.
Nicolas Sarkozy s'est entretenu hier soir de la situation économique avec la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et italien Silvio Berlusconi. Il a été décidé de convoquer dans quelques jours une réunion anticipée des ministres des Finances du G7.

