SALON DE L'AGRICULTURE
Nicolas Sarkozy inaugure le salon de l'Agriculture et échange avec des éleveurs
samedi 19.02.2011, 11:41
Le chef de lEtat a inauguré ce samedi la 48e édition du salon de lAgriculture à Paris. PHOTO AFP.Le chef de l'Etat a inauguré ce samedi la 48e édition du salon de l'Agriculture à Paris dans un contexte difficile pour nombre d'agriculteurs, éleveurs en tête, également cibles d'une campagne des écologistes.
Arrivé à 8h30 accompagné du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy a visité pendant plus de deux heures le hall principal du salon où il a été sollicité par des éleveurs inquiets et a écouté leurs doléances. « Il faut absolument revoir les prix à la production, sinon on va mourir », lui a dit l'un d'eux, tandis que d'autres pressaient de questions NicolasSarkozy.
Le chef de l'Etat, qui n'avait pas inauguré l'an dernier le salon, ce que nombre d'agriculteurs lui avaient reproché, a débuté sa visite par le hall des animaux.
Devant le flot de questions d'éleveurs, qui arboraient des tee-shirts rouges sur lesquels était écrit en blanc « les producteurs de viande bovine en colère », il a tenté de les rassurer: « On est 6 milliards d'individus sur terre, on sera bientôt 9 milliards, on aura toujours besoin de vous. Vous ne disparaîtrez pas, vous continuerez à exister mais pas de la même manière ».
« On l'a senti plus à l'écoute »
Le chef de l'Etat s'est attardé auprès des éleveurs dans le hall 1, prenant le temps de goûter les produits, de poser pour des photos ou de signer des autographes. « Il est resté une quinzaine de minutes avec nous, on l'a senti plus à l'écoute », a fait remarquer Ludovic Madec, qui exploite un troupeau de 90 bovins à viande dans le Finistère.
Le temps aussi d'écouter les inquiétudes des agriculteurs, comme sur la question des suicides - l'un d'eux a regretté une « omerta » en décalage avec la « surmédiatisation » des suicides de France Télécom -, ou les relations avec les banques à propos des échéances de dettes.
« On a pris la crise du siècle, on me critique mais enfin il fallait bien quelqu'un qui agisse », a dit Nicolas Sarkozy, reprenant un credo habituel. Le chef de file des députés UMP et ancien syndicaliste agricole Christian Jacob, qui accompagnait le déplacement : « C'est une bonne visite, c'est une visite à la Chirac ».
En fin de matinée était prévue une table ronde avec des agriculteurs issus des différents terroirs et filières du pays.

