Les dés parlementaires ont été jetés hier soir sur le tapis réformiste du temps de travail. Les 35 heures sont maintenues pour la forme de la durée légale mais au fond, les entreprises vont pouvoir, dès septembre, renégocier les accords en détricotant ce qu'il reste du prêt-à-porter des lois Aubry pour le surmesure de l'infinie variété des situations particulières.
La maire de Lille a donné son nom aux lois sur la limitation légale du temps de travail, toujours la première à défendre « la réforme qui aura le plus marqué les Français après le passage à l'euro » (1).