Entre A 24 et dossier Louvre : la réaction « économique » de Jean-Marc Devise
dimanche 18.11.2007, 11:17Les préconisations du Grenelle de l'environnement pourraient envoyer au panier le projet A 24. Ce projet visant à désengorger l'A 1, désiré par les uns ; contesté par les autres. Chef de file d'une des listes qui se présenteront aux élections de la chambre de commerce et d'industrie, Jean-Marc Devise a réagi à ces annonces.
Premier constat pour le chef d'entreprise bapalmois : « Tout développement économique passe par l'augmentation des échanges. Si on bride les échanges, on bride le développement économique et, de fait, on réoriente les choix économiques vers des régions déjà desservies ».
Avec un risque pour Jean-Marc Devise : « On va encore pousser le développement à l'est du territoire et abandonner celui à l'ouest. Ces décisions purement routières auront des répercussions sur l'aménagement du territoire qui ne seront pas sans conséquences. Si on ne veut pas qu'un secteur meure, il faut bien l'irriguer afin de lui apporter de la vie économique. Ce qui favorise le maintien de la population, des services, des commerces, incite les entreprises à s'installer... »
Dans ce raisonnement, Jean-Marc Devise conçoit qu'« On ne peut pas être contre le développement durable. Mais, dans ces mots, il y a aussi développement ! »
« Être acteur du dossier Louvre »
Second point sur lequel le PDG d'Uniject souhaite se positionner (et positionner sa future liste qui devrait être présentée courant décembre ?) : l'arrivée du Louvre en Artois. « Il y a déjà des réunions entre Lens et Béthune. Le président de Région martèle que c'est un projet régional.
Au niveau de la CCI d'Arras, on doit être le réceptacle des actions à mener pour l'aménagement de l'hôtellerie, de l'hébergement, du tourisme... Il est temps de réagir ! On a un atout maître que sont nos places. En terme de package pour Tour opérateur, on sait faire. Avec le circuit du Souvenir, ça permet d'avoir quelque chose d'alléchant. Il y a des synergies évidentes qu'il faut prendre en charge économiquement. Il faut favoriser ces énergies sur la ville en faveur du commerce, de l'hôtellerie, de la restauration, du service... La chambre doit être acteur de ce projet. Ce sera un axe fort à court et moyen terme pour la ville d'Arras et pour l'augmentation du flux sur notre territoire. Ce serait dommage qu'il parte sur d'autres secteurs sans passer par Arras. ».
Toujours en matière de commerce, Jean-Marc Devise termine sa réaction en pointant du doigt « L'image en décalage qu'ont les commerçants et les consommateurs (enquête Audicité) : 62 des consommateurs répondent oui à la question de savoir si l'offre est satisfaisante, mais 61 % des commerçants répondent non. Il faut rapprocher l'image des deux. Ce sera un des rôles de la CCI est de faire en sorte que les deux soient sur la même longueur d'ondes ». C'est pas un programme ça ?...

