Immobilier : pas de crise sur la côte, mais...
jeudi 10.11.2011, 05:07
Le marché de l'ancien reste tonique à Wimereux, alors que les projets neufs s'y multiplient. PHOTO GUY DROLLETVoici un point sur le marché immobilier dans les villes et autour de Boulogne-sur-Mer.
> Marquise. - « Un marché très calme, résume Elisabeth Quandalle de l'agence Opal'Immo à Marquise. Les biens en dessous de 150 000 E se vendent bien. Au-dessus, c'est difficile. Au-delà de 250 000 E, je n'en parle pas. »
> Ambleteuse, Wissant, Audresselles. - Heureusement, le marché de la Terre des Deux-Caps reprend des forces grâce à ses stations coquettes. Grâce aussi aux acheteurs étrangers. « Ils font de l'achat plaisir, indique Elisabeth Quandalle. On vend sans difficulté à Ambleteuse ou Audresselles, à des Belges et des Néerlandais. » Les ressortissants étrangers n'hésitent pas à dépenser 150 000 E pour un petit 40 m² face à la mer comme vu dernièrement. En revanche, les villas surestimées, et parfois en mauvais état, ne trouvent pas acheteur.
> Wimereux. - Soutenu par les achats des étrangers, le marché wimereusien ne connaît quasiment pas la crise. « Les prix ne baissent pas beaucoup. Les Belges sont toujours à la recherche d'un bien secondaire dans la ville, raconte Marie-Agnès Derouet, agent chez Opale gestion immobilière. En front de mer, le prix au mètre carré d'un appartement en bon état oscille entre 5 000 E et 6 000 E. » Difficile pour les locaux de venir vivre en bordure de la baie Saint-Jean, même si les deux projets neufs en cours attirent des habitants du secteur.
> Hardelot. - La station la plus chic du Boulonnais continue d'ignorer la crise, même si les acheteurs sont plus difficiles qu'auparavant, note Michel Tramcourt, agent à Hardelot depuis 1990. « C'est simple, une villa mal entretenue se vend plus difficilement, alors qu'auparavant, ce n'était pas le cas car à présent, les plus-values assurées quelques années après l'achat ne sont plus au rendez-vous. » Il faut compter minimum 500 000 E pour une villa de 150 m² habitable sur 1000 m² de jardin. Les acheteurs sont souvent Lillois, Béthunois, locaux aussi. On trouve beaucoup de jeunes retraités aisés qui, en vendant leur affaire, peuvent acheter cash la villa de leur rêve.
> Samer-Desvres.- Situation tendue aussi à Desvres et Samer où les maisons au-dessus de 150 000 E se vendent difficilement. Les offres des acheteurs sont aussi plus basses qu'auparavant. « Un acheteur n'hésite pas à négocier jusqu'à 138 000 E une maison annoncée à 150 000 E », assure Virginie Lemaire, de Côté immobilier à Samer. En revanche, il y a une forte demande de terrains à construire à Samer, où les maisons neuves poussent comme des champignons. Il faut compter 90 E du m².
O. M.

