ON EN PARLE
Grands Moulins de Paris, à Marcq : cette fois c'est fait, la négociation a abouti !
samedi 14.01.2012, 05:22
Jean Delebarre, Hubert Maes l'architecte, et Pascal Boulanger, futur acquéreur des GMP, jeudi soir.Pascal Boulanger devrait acquérir cette année l'imposante et symbolique friche marquettoise. Le promoteur nordiste a annoncé la nouvelle jeudi, à l'occasion des voeux de Jean Delebarre. Un maire ravi de voir ce dossier se concrétiser. Enfin.
Confessons le tout de go : jeudi soir, lorsque le maire de Marquette a annoncé que le dossier des Grands Moulins de Paris (GMP) allait bouger en 2012, nous avons songé à un remake de la cérémonie des voeux marquettoise de 2011. Rappelez-vous, il y a un an, Jean Delebarre présentait une projection des GMP une fois requalifiés. C'était beau. On allait y construire des logements, une médiathèque, un restaurant. Fermés depuis 1981, laissés à l'abandon depuis 1991, les GMP, devenus verrue paysagère, revivaient dans l'imaginaire de l'architecte lillois Hubert Maes.
Sauf que rien n'a bougé, officiellement du moins, en 2011. Bloqué à nouveau, le dossier GMP ? Non, mais l'issue est toute fraîche. « J'ai eu une confirmation écrite cet après-midi (jeudi) », glissait Pascal Boulanger à l'issue de la cérémonie.
Quelques minutes plus tôt, au côté d'un maire au sourire radieux, le promoteur immobilier nordiste annonçait que, cette fois, c'était pour de bon : un accord a été trouvé avec Jean-Pierre Maurice, le propriétaire des Grands Moulins de Paris. Et visiblement, ça n'a pas été simple. « Nous avons négocié avec quelqu'un de très exigeant », a commenté le chef d'entreprise, Sobre.
Les grands mouvements, a-t-on appris jeudi, ont commencé au printemps sur la base du travail réalisé par Hubert Maes, alors missionné par Jean-Pierre Maurice. « Mon travail était d'avoir un accord de la ville et de la Direction régionale des affaires culturelles (le site est classé)sur la base d'une projection », indique l'architecte. Ce fut chose faite, ouvrant les portes de la consultation.
Une quinzaine de promoteurs, dont les mastodontes du métier, était initialement sur les rangs. Trois se sont détachés. Puis un seul : Pascal Boulanger. Les négociations, « les vraies », pouvaient dès lors débuter. Elles furent très longues. Pour des questions administratives, notamment, selon Jean-Pierre Maurice - « il a fallu récupérer les études sur la pollution des sols faites depuis quinze ans » - mais pas seulement. Si les discussions se sont éternisées par moments, c'est aussi que chacun a joué sa partition. Dans ce petit jeu, Jean Delebarre a joué un rôle essentiel. Vendeur, acquéreur et architecte l'ont souligné. « Il a même appelé le 24 décembre pour savoir où ça en était », sourit ce dernier.
L'élu n'a finalement eu confirmation de la bonne nouvelle que quelques heures avant la cérémonie, même si tout semblait déjà bouclé.
En maintenant, vous demandez-vous ? Un travail « colossal », dixit Pascal Boulanger, va être entrepris en vue du dépôt du permis de construire. Il est espéré avant l'été. Si tout va bien, la mairie devrait le délivrer en octobre. Le chantier pourrait commencer courant 2013.
D'ici là, le promoteur immobilier aura eu le temps d'affiner son projet. « Jusqu'à présent, je me suis consacré aux négociations », dit-il. Une chose est d'ores et déjà sûre : les GMP accueilleront des logements (dont une centaine de privés) et des cellules commerciales en rez-de-chaussée.

