Le licenciement de soixante-quinze ex-salariés de Stora Enso contesté devant les prud'hommes
jeudi 27.03.2008, 09:54Hier, devant le conseil de prud'hommes d'Arras devait être examiné en audience collective la requête de soixante-quinze ex-salariés de la papeterie Stora Enso de Corbehem. Ils estiment leur licenciement irrégulier. Ils sont ressortis de la salle avec un renvoi à se mettre sous la dent.
Beaucoup ne s'étaient pas croisés depuis plusieurs mois. Hier, dans le hall du conseil de prud'hommes d'Arras, beaucoup de sourires, des poignées de main franches... On vient aux nouvelles. Drôles de retrouvailles pour soixante-quinze anciens salariés de Stora Enso Corbehem.
Ils ont tous reçu leur lettre de licenciement en novembre 2006, ont quitté de fait l'entreprise, mais les comptes avec leur ancien employeur ne semblent pas soldés. Ils estiment que leur licenciement n'est pas fondé, et demandent donc au conseil de prud'hommes de trancher. Me Mathieu, qui défend treize d'entre eux, espère une « requalification du licenciement, sans cause réelle et sérieuse ». Ce qui donnerait droit à des dommages et intérêts, selon l'avocate. Me Rilov, qui représente les autres papetiers, entend également développer deux arguments « qui peuvent être appliqués à tout le monde : le motif économique n'est pas conforme à la loi » et Stora Enso n'aurait pas satisfait à son obligation de reclassement. D'autres situations particulières devaient être mises en lumière. « Devaient », car l'audience d'hier a été renvoyée au 21 mai pour les clients de Me Rilov, et au 12 novembre pour ceux de Me Mathieu : une déception pour tous les ex-Stora Enso, dont certains avaient fait plusieurs dizaines de kilomètres pour assister aux débats.
L'actualité judiciaire autour de Stora Enso reste brûlante cette semaine, puisque c'est vendredi matin que le tribunal de commerce d'Arras rendra son jugement dans une toute autre affaire : celle qui oppose l'entreprise à l'association LGPS, qui se disputent la propriété des machines à papier 3 et 4.

