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ArcelorMittal: 1ère réunion sur la négociation d'un accord suspendue

Publié le 11/01/2013 à 18h58

La première réunion vendredi à Paris entre direction et syndicats d'ArcelorMittal sur la négociation d'un accord relatif notamment à la fermeture des hauts-fourneaux de Florange a été suspendue, la direction n'ayant pas fourni, selon les syndicats, d'éléments suffisants sur un nouveau projet industriel.

ArcelorMittal: 1ère réunion sur la négociation d'un accord suspendue
La première réunion vendredi à Paris entre direction et syndicats d'ArcelorMittal sur la négociation d'un accord relatif notamment à la fermeture des hauts-fourneaux de Florange a été suspendue, la direction n'ayant pas fourni, selon les syndicats, d'éléments suffisants sur un nouveau projet industriel.

La direction voulait que cette réunion serve de cadrage à la négociation portant à la fois sur un projet industriel et commercial triennal, et sur ses conséquences sociales, pour l'ensemble de la société ArcelorMittal Atlantique et Lorraine (AMAL, qui regroupe les sites de Dunkerque et Mardyck (Nord), Montataire (Oise), Desvres (Pas-de-Calais), Florange (Moselle), Mouzon (Ardennes), Basse Indre (Loire-Atlantique), et Dudelange (Belgique).

Or, les syndicats CGT, CFDT, CGE-CGC et FO ont refusé d'entamer les négociations sur le volet social faute d'inforamtions précises sur ce projet industriel.

"Je pensais venir ici sur une problématique liée à l'accord avec le gouvernement sur Florange et Basse Indre (dont des activités vont être transférées sur le site mosellan, ndlr), je ne suis pas venu pour négocier un plan stratégique sur tout Amal, avec des impacts potentiels sur tous les sites, c'est beaucoup plus gros comme négociation", a expliqué à l'AFP Jean-Marc Vécrin, délégué central CFDT.

"Il faut absolument qu'on ait tous les contours de ce projet statégique industriel et seulement là on décidera si on rentre dans le processus d'information-consultation", dit-il.

François Pagano de la CFE-CGC abonde: "nous n'avons pas encore eu officiellement connaissance de ce plan, nous n'avons eu que des bribes", dit-il, réclamant la tenue d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

"Il faut cadrer les choses", ajoute Lionel Bellotti (FO).

Selon lui, l'accord fin novembre "a été fait sur un coin de table et comporte des flous et ArcelorMittal ne sait pas comment organiser les choses. Les modifications industrielles ont forcément des conséquences sociales".

La réunion doit reprendre mercredi après-midi, et la direction s'est engagée à apporter des réponses, selon les syndicats.

Dans l'accord conclu fin novembre avec l'Etat, ArcelorMittal s'était notamment engagé à investir 180 millions d'euros en cinq ans à Florange où la filière liquide est arrêtée et 629 postes supprimés, et à maintenir ses capacités de production d'acier brut en France.

La Voix Éco