Agriculture

Après deux jours de blocage, la centrale de Match, à Lomme, libérée hier à 6 heures

Publié le 30/05/2009 à 04h46

Lavoixeco - Elle fait partie des sept qui, mercredi soir, ont vu arriver les agriculteurs en colère, sur fond de prix auquel on leur achète leurs produits : à Lomme la plate-forme logistique de l'enseigne Match a été totalement libérée par les manifestants vendredi, au petit matin. Le départ faisait suite à l'engagement jeudi soir par la direction de Match, de respecter une charte élaborée par la FNSEA. PAR PHILIPPE LEROUX

Après deux jours de blocage, la centrale de Match, à Lomme, libérée hier à 6 heures
Lavoixeco - Elle fait partie des sept qui, mercredi soir, ont vu arriver les agriculteurs en colère, sur fond de prix auquel on leur achète leurs produits : à Lomme la plate-forme logistique de l'enseigne Match a été totalement libérée par les manifestants vendredi, au petit matin. Le départ faisait suite à l'engagement jeudi soir par la direction de Match, de respecter une charte élaborée par la FNSEA. PAR PHILIPPE LEROUX

Un stock de vieux pneus devant la base logistique du groupe Match, à Lomme... Non, l'enseigne n'a pas élargi le champ de ses activités. Les pneus en question sont ceux que les agriculteurs ont déversés pour fermer les accès. En toile de fond, le mouvement de colère qui agite la profession. Il a tout d'abord concerné le prix payé pour le lait qui sort de leurs installations, avant de s'étendre à l'ensemble des produits frais.

C'est mercredi soir qu'ils étaient arrivés avec leurs tracteurs, pour bloquer l'accès du site. Jeudi soir, ils étaient une cinquantaine à faire le siège de la plate-forme. Hier matin, il n'y avait plus personne, le calme régnait, les poids lourds - particulièrement nombreux - passaient normalement.

La veille au soir, la direction de Match avait annoncé qu'elle s'engageait à respecter une charte sur la transparence des prix.

« Ils nous ont dit qu'ils n'avaient rien à cacher, qu'ils étaient prêts à nous montrer leurs bordereaux », indique Christine Deleforterie, agricultrice à Bousbecque. Il était alors quelque chose comme 22 h 30. Les manifestants commencèrent par libérer l'accès du secteur produits secs. Pour les produits frais, ce fut vers les 6 heures. Pourquoi ce décalage ? « Il y avait pas mal de jeunes qui venaient d'arriver, à notre appel. Ils n'allaient pas repartir comme ça... » Il fallait aussi déblayer, ajoute Christine Deleforterie.

À ce sujet, d'où venaient ces montagnes de vieux pneus ? « On s'en sert pour l'ensilage (il s'agit d'un mode de conservation). Les pneus servent à maintenir la bâche de protection. On les avait par des garagistes, qui s'en débarrassaient. Aujourd'hui, il y a des méthodes plus modernes, et on ne sait plus quoi en faire. » Un fermier de Wambrechies a participé aux manifestations à Lomme (et ailleurs). Que dit-il de tout cela ? « La grande distribution et les industriels se renvoient la balle... » Et cette charte ? « On verra ce que ça donne  », lâche-t-il, prudent. •

La Voix Éco