CONSOMMATION
Le grand déballage des fruits et légumes continue
jeudi 20.08.2009, 04:44Les fruits et les légumes ne comptent pas pour des prunes. Les producteurs se sont fait entendre cet été : baisse des prix, des revenus et remboursement des aides européennes... La coupe est pleine. Des ventes au déballage ont été organisées au cours de ces derniers week-ends et le seront encore demain et après-demain.
Directement des champs aux coffres de voitures sans passer par les rayons. Cet été, des ventes au déballage de fruits et légumes ont été organisées sur les parkings des enseignes de la grande distribution. Selon la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), plus de la moitié des hypermarchés et un tiers des supermarchés, soit environ 2 000 magasins, y ont participé. Elle précise aussi que la plupart des autres magasins ont monté des opérations de promotion dans les galeries ou les allées centrales.
Dans les choux
La FCD estime que ces actions ont entraîné une hausse des ventes de 20 à 40 % en moyenne dans le sud de la France et de 5 à 15 % plus au nord.
Christian Durlin est producteur de légumes et président de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) du Pas-de-Calais : « Sur le fond, c'est une bonne opération car ça met en avant les fruits et les légumes pendant la période. Mais il faudra faire un bilan pour voir le nombre d'enseignes qui ont joué le jeu et l'impact que ces ventes ont pu avoir. »
Les fruits et légumes concernés par ces ventes demain et après-demain sont les melons, les pêches-nectarines, les tomates, les concombres, les prunes, les poires d'été, les pommes, les raisins, les poireaux, les salades, les courgettes et les artichauts. Pas vraiment des cultures typiquement nordistes. « La liste aurait pu être un peu plus large, estime Christian Durlin. Au niveau régional, la production a été bonne et nous sommes restés en carafe avec nos choux et nos choux-fleurs que l'on a tendance à moins manger quand il fait chaud. Pour les salades aussi, c'est difficile. Il faudrait des mesures à plus long terme, un dispositif construit dans le temps. Les crises sont souvent dues à une inadéquation entre l'offre et la demande. Cette année, nous avons des volumes. Soit on jette, soit on transforme, soit on en fait profiter le consommateur. C'est ce qui serait souhaitable, mais c'est une question de volonté des différents acteurs, de la production à la grande distribution. »

