POLITIQUE
Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture pour tenter de rassurer la profession
dimanche 07.03.2010, 05:05
Le président a lui aussi sacrifié au rite de la caresse bovine et des apartés débonnaires. PHOTO AFPNicolas Sarkozy a tenté hier de rassurer des agriculteurs en plein désarroi, lors d'une visiteau Salon de l'agriculture à Paris, où il s'est engagé à défendre, y compris à Bruxelles, un « secteur stratégique et majeur » pour l'économie française.
Après avoir arpenté pendant plus de deux heures les allées du salon, dans une ambiance assez chaleureuse, alors que les agriculteurs avaient regretté son absence à l'inauguration, le chef de l'État a présidé une table ronde avec une vingtaine de responsables du monde agricole.
« C'est parce que que je suis conscient de la souffrance et de l'angoisse » des agriculteurs « que j'ai voulu venir au salon », a affirmé le président, accompagné du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire.
Mais « ce n'est pas au nombre de mains serrées qu'on va résoudre les problèmes », a estimé M. Sarkozy.
Le président a annoncé une augmentation de 800 millions d'euros de prêts bonifiés accordés par les banques aux agriculteurs en difficulté, ainsi qu'une aide pour les agriculteurs déjà très endettés de 50 millions d'euros, somme qui s'ajoute aux 100 millions d'euros déjà accordés dans le cadre du Fonds d'aide d'allégement des charges. En octobre, il avait déjà annoncé un plan de soutien à l'agriculture, avec un milliard de prêts bonifiés, et 650 millions d'euros de « soutien exceptionnel de l'État ».
Autre mesure : l'allégement des contraintes environnementales qui pèsent sur l'agriculture par rapport à d'autres pays moins exigeants en matière écologique.
Pour Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, la table ronde « a été utile mais cela ne règle pas tout ».
« Il nous a donné de l'espoir pour 2013 (année de la nouvelle PAC) mais ne nous a proposé aucune solution immédiate », a déclaré pour sa part François Lucas, président de la Coordination rurale. Enfin, pour la Confédération paysanne, « les rallonges financières sont la preuve que la crise est plus grave que ce que le gouvernement imaginait ».


