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Le Quesnoy : des légumes frais et la solidarité en prime
mardi 06.05.2008, 08:37Une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) vient de se constituer au Quesnoy. Son but est de mettre en relation consommateurs et agriculteurs.
Ils sont à ce jour une vingtaine à s'être constitués en collectif. L'AMAP du Quesnoy est née il y a à peine un mois, une première semble-t-il dans l'Avesnois. Le principe est simple, il vise à instaurer une solidarité entre consommateurs et agriculteurs, en l'occurrence maraîchers. Le consommateur avance ainsi une somme d'argent pendant une période donnée, et obtient en contrepartie un panier garni de légumes frais. En échange, le producteur utilise cette avance à l'outillage ou à l'achat de semences. « Le consommateur passe un contrat avec l'exploitant qui formalise en quelque sorte que la production peut subir les aléas climatiques, et donc obtenir un panier moins garni à certains moments », précise Juliette Cappel, présidente du collectif. Et si l'AMAP a choisi de s'installer au Quesnoy, c'est qu'ici, « il semble qu'il y ait une demande à satisfaire, au-delà du marché bio de Louvignies-Quesnoy. Il semble intéressant de se procurer des légumes frais produits localement sans transports et leurs inconvénients ». Juliette Cappel estime pouvoir cibler « toute sorte de consommateurs, y compris ceux ayant un revenu faible. Il n'y a pas de raison pour qu'ils ne consomment pas des produits de qualité ». Des consommateurs qui en filigrane s'inscrivent directement dans une démarche environnementale, citoyenne et engagée écologiquement parlant. « Il y a des gens qui ont envie de savoir ce qu'ils mangent et connaître les personnes qui produisent. L'intérêt dans cette démarche est aussi l'échange », poursuit Juliette Cappel qui d'ailleurs compte proposer aux maraîchers qui seraient intéressés à les suivre de se convertir au bio. À ce jour le collectif est en contact avec quatre maraîchers grâce à l'appui d'un agriculteur du Favril.
Manque de terres
Ce qui manque au collectif pour se lancer concrètement dans ce projet, ce sont les terres. « Il nous faudrait deux à trois hectares dans Le Quercitain pour installer un maraîcher, sachant qu'on aimerait bien que l'exploitation soit la plus proche possible du Quesnoy, où on distribuerait ces paniers ». Et Juliette Cappel d'évoquer le futur local de l'association Les Sens du goût, qui, elle aussi, envisagerait de se poser dans la cité des Chênes. « Cela permettrait pourquoi pas de donner aussi des cours de cuisine avec des légumes de saison », suggère Juliette Cappel qui reconnaît que les objectifs des deux structures ne sont finalement pas si éloignés que cela.
> Contact : 03 27 49 63 50.


