Agroalimentaire

Les biscuits Delacre toujours aussi gourmands

Publié le 09/05/2008 à 04h56

Le rideau en chocolat s'ouvre. La ronde des biscuits peut commencer. Les cigarettes russes font des pirouettes. Les « Marquisette » valsent. Les biscuits Delacre, leaders du marché des assortiments en France, sont fabriqués à Nieppe dans un tourbillon gourmand.

Les biscuits Delacre toujours aussi gourmands
Le rideau en chocolat s'ouvre. La ronde des biscuits peut commencer. Les cigarettes russes font des pirouettes. Les « Marquisette » valsent. Les biscuits Delacre, leaders du marché des assortiments en France, sont fabriqués à Nieppe dans un tourbillon gourmand.

C'est comme ça. Le contrôle qualité est plus agréable dans certaines entreprises que d'autres. Chez Delacre à Nieppe, près d'Armentières, on imagine que l'opération est savoureuse. Quinze mille tonnes de biscuits y sont préparés chaque année. Délichoc, Biarritz ou Atoll, au total, quatre-vingts recettes traversent par milliers l'usine de 20 000 m² pour remplir les fameuses boîtes métalliques.

Livres de cuisine
Nieppe est aujourd'hui l'un des deux sites de production de la marque, l'autre étant situé à Lambermont, en Belgique. La biscuiterie d'origine bruxelloise s'est installée dans les Flandres en 1962. À l'époque déjà, l'usine fabriquait des cigarettes russes. Incontournables. Mais chaque année, le laboratoire de recherche et développement met au point une dizaine de nouveautés. «  On va toujours chercher d'anciennes recettes des vieux livres de cuisine des années 40 ou 50. On les rafraîchit et on les transpose pour la production industrielle », explique Christian Lemay, responsable du développement des assortiments.

Les Français consomment en moyenne 9,4 kg de biscuits chaque année. Autrement dit, l'équivalent de trois petits beurre et demi ou d'une madeleine par jour. En 2007, le marché a atteint les 2,3 milliards d'euros, contre 2,1 en 2006. La tendance est stable. La sensibilisation aux dangers de l'obésité est passée par là. «  Nous sommes sensibles à cette question et travaillons nos recettes pour que nos biscuits contiennent moins de gras et moins de sucre. Mais nous n'avons pas vocation à faire des produits diététiques, explique Anthony Francheterre, directeur général de United Biscuits, le groupe auquel appartient Delacre. Il y a quatre ans, nos ventes ont diminué. Mais depuis deux ou trois ans, nos marques se sont redynamisées. Delacre se maintient. Les Sprits aux fruits, par exemple, marchent bien. » La marque est désormais confrontée à la hausse des prix des matières premières. De la farine notamment (+ 190 % en deux ans). «  Les ingrédients représentent 40 % du prix d'un biscuit. » À la Fin 2007, Delacre a dû augmenter ses tarifs, qui ont entraîné une hausse des prix de l'ordre de 6 % dans les magasins. Le biscuit n'est pas toujours tout sucre. •

La Voix Éco