ECONOMIE
Onze millions d'investissements à la brasserie de Saint-Omer
dimanche 01.03.2009, 10:48La brasserie croit à son avenir. Onze millions d'euros sont consacrés à l'installation de deux lignes d'embouteillage, d'une pour les fûts et la création d'une unité de mise en boîtes.
L'été dernier, André Pecqueur avait racheté à Heineken la brasserie de Saint-Omer qu'il avait vendue en 1996, avec ses frères, ainsi que l'ensemble du groupe Saint-Arnould. L'entreprise néerlandaise n'était plus intéressée par le créneau des marques distributeurs, la bière vendue sous les marques des grandes surfaces.
André Pecqueur en a profité pour lancer un gros programme d'investissements. Onze millions d'euros sont consacrés à la mise en place de deux nouvelles lignes d'embouteillage. Deux laveuses et soutireuses remplacent un matériel qui avait une quinzaine d'années et qui remplissait 60 000 bouteilles à l'heure. Les deux nouvelles machines atteindront 75 000 bt/h. Derrière, pour s'adapter à ces nouvelles cadences, deux nouveaux palettiseurs automatiques (un robot empile les packs) sontinstallés, ainsi que deux systèmes qui posent un film plastique.
Dans le même temps, la ligne d'enfûtage est revue tandis que la brasserie se dote d'une ligne de mise en boîtes. Jusqu'à présent, ce travail était réalisé aux Pays-Bas.
« Ce gros investissement, ainsi que le fait de redevenir indépendant ont rassuré le personnel, note André Pecqueur. Chez nos clients aussi, il y a du changement. Notre taille les rassure par rapport à des grands groupes où on raisonne parfois uniquement comme des financiers ».
Le patron de la brasserie estime que les nouvelles machines vont conforter la place de la brasserie de Saint-Omer sur le marché de la marque distributeur et du premier prix. « Nous sommes déjà à 60 % du marché français et nous sommes les seuls à investir dans ce créneau. Outre la qualité du produit, nous avons un taux de satisfaction pour le service de 98 %. Ce chiffre concerne surtout le respect des délais de livraison », précise le patron de la brasserie. Il ajoute que diriger Transports Saint-Arnould (TSA) est un plus pour certains clients. En effet « en période d'hiver, s'il y a surcapacité dans le transport routier, aux beaux jours, notamment quand la demande d'eau minérale augmente fortement, on trouve plus difficilement des camions. Avec TSA, nous pouvons garantir l'acheminement. » André Pecqueur a de quoi être optimiste : « Pour cette année, les carnets de commande sont pleins ».
Le chantier à la brasserie est prévu sur deux semaines. Une ligne doit reprendre le 10 mars, l'autre le 16. Outre des sociétés extérieures, le personnel est sur le pont sous la houlette de Bernard Bigot et Daniel Hecquet.
André Pecqueur n'entend pas en rester là puisqu'il a prévu un nouveau bâtiment pour TSA, dans trois à quatre mois.

