ENTREPRISES
Le voyage initial du Cub's, dernier né de l'usine Carambar
dimanche 14.06.2009, 04:46L'usine Carambar de Marcq fabrique, depuis avril, un nouveau bonbon, un petit caramel cubique enrobé de chocolat, cousin du Michoko, le Cub's. Le produit sera disponible partout en septembre et la maison mère, Cadbury, croit à son succès.
Le Cub's n'est pas né de la crise, même si, « après plusieurs années de forte croissance, pour le Carambar classique, le marché stagne, comme pour beaucoup de confiseries », admet le directeur de l'usine marcquoise, Sébastien Berghe. Le Comptoir européen de la confiserie, filiale de Cadbury, se doit d'être inventif. « Le gros de l'activité des confiseurs, c'est la nouveauté », dit le directeur.
Le Cub's est né d'une étude de dix-huit mois, rassemblant la recherche, le marketing et la production. À la base, « une attente des consommateurs adultes. Pour eux, le Carambar est super bon, mais un peu dur et un peu gros dans la bouche. » Divers rapprochements entre friandises ont été tentés et la lumière est venue d'une alliance entre Michoko et Carambar. Petit, nettement sucré, d'une forme nouvelle, le Cub's est vendu en sachet et se partage aisément.
La première production a été effectuée en avril, la seconde est en cours. Les tests ont été concluants. « On a enregistré 90 % de réussite , note Caroline Hirsbein-Frommer, responsable de la communication externe chez Cadbury. Dans un supermarché, tous ceux qui ont goûté le Cub's ont pris un paquet. Le nom de Carambar, plus la recette, avec l'enrobage de chocolat, est imbattable. » Le produit est donc diffusé progressivement, sans publicité particulière. « En septembre, on le trouvera partout, et on organisera alors des dégustations. » Pour le fabriquer, le groupe a investi plus de 400 000 E. La même chaîne sert à produire, en alternance, le Michoko et le Cub's. Le dosage en caramel et les moules sont différents. En cuisine, tout est piloté par ordinateur. Après 15 minutes sur tapis roulant, les cubes de caramel sont automatiquement enrobés de chocolat et passent dans un tunnel de refroidissement. Au bout d'un long tapis, ils grimpent dans une machine qui les répartit en sachets. Ils sont jetés aléatoirement dans 64 bennes balances qui lâchent leur contenu vers les emballages, produits par une installation toute neuve. Qui, annonce Sébastien Berghe servira, « d'ici la fin de l'année à emballer deux autres nouveaux produits ».

