ON EN PARLE
Fruges : la société Macquet désormais dotée d'un outil industriel des plus modernes
dimanche 23.10.2011, 05:23
Hier après-midi, les salariés ont pu faire visiter les nouvelles installations à leur famille.Hier, à Fruges, Macquet a inauguré son nouvel outil industriel.
Spécialisée dans la découpe d'agneau, l'entreprise, née à Créquy et arrivée à Fruges en 1990, a investi 5,5 millions d'euros pour gagner en productivité et en ergonomie pour ses 200 salariés. Avaient été invités salariés, fournisseurs, clients, élus bref tout ceux qui participent de près ou de loin à la vie de cette société.
Dans un premier temps, les visiteurs ont découvert les locaux et les process dernier cri. « C'est de la haute technologie en matière de découpe et de conditionnement, dira fièrement Xavier Macquet, codirigeant avec son frère Laurent. J'espère que vous avez été surpris par la modernité de nos installations. »
Répondre aux défis de demain
Cet investissement doit permettre à l'entreprise de répondre aux défis de demain. Celle-ci achète des carcasses de moutons, les découpe en morceaux et, éventuellement, les transforme pour faire des côtelettes, des gigots, des saucisses, des brochettes.... Ses produits sont destinés à la grande et moyenne distribution, en France, en Belgique, en Hollande et au Luxembourg. Son objectif : aller plus loin dans la préparation de ses produits, afin que le client final puisse le cuisiner plus rapidement. « Nous travaillons sur un programme, nommé Presto, commun à la France, l'Angleterre et l'Irlande pouraller dans cette direction », a détaillé Laurent Macquet.
Former ses salariés
Pour ce qui est des nouveaux locaux, son frère Xavier a aussi évoqué la salle de formation. Car créer des emplois est une chose, encore faut-il trouver la main d'oeuvre aux qualifications adaptées. Pour ce faire, Macquet a pris « le mouton par les cornes » en formant elle-même ses salariés, en relation avec un établissement scolaire. Cette volonté d'aller de l'avant doit avoir raison des difficultés du marché de la viande ovine, confronté à une baisse de la consommation. « Ça s'explique par une hausse des prix, qui provient d'une diminution des élevages de moutons dans le monde », indiquent les dirigeants.
Cependant, les deux frères gardent l'élan affiché par leur ancêtre. Notamment celui de leur père, qui avait fait le choix de se développer à Fruges, au lieu de répondre aux sirènes de grandes villes plus éloignées. Cette option a préservé l'emploi des 35 salariés de l'époque et en a créé beaucoup d'autres depuis.
VALÉRY DUHAUT
Mardi, vous retrouverez la photo et le nom des 27 salariés médaillés.

