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Les maroilles de la ferme des Bahardes quittent, à Noël, le Nord par centaines

Publié le 24/12/2011 à 04h04

Les produits de l'Avesnois ont la cote. Chez nous et aussi bien au delà des frontières du Nord. C'est le cas de la boulette et du maroilles de la ferme des Bahardes à Étroeungt que les consommateurs peuvent trouver aussi un peu partout en France, Toulouse, Strasbourg, ou encore chez Régis Nunzi, fromager affineur, à Rochefort. La semaine dernière, sept cents maroilles sont partis d'Étroeungt pour Rungis. Véronique Juste de la ferme des Bahardes en a envoyés tout autant cette semaine.

Les maroilles de la ferme des Bahardes quittent, à Noël, le Nord par centaines
Les produits de l'Avesnois ont la cote. Chez nous et aussi bien au delà des frontières du Nord. C'est le cas de la boulette et du maroilles de la ferme des Bahardes à Étroeungt que les consommateurs peuvent trouver aussi un peu partout en France, Toulouse, Strasbourg, ou encore chez Régis Nunzi, fromager affineur, à Rochefort. La semaine dernière, sept cents maroilles sont partis d'Étroeungt pour Rungis. Véronique Juste de la ferme des Bahardes en a envoyés tout autant cette semaine.

C'est le fruit du hasard. Un jour, un membre de la famille Juste qui se trouvait dans le Sud, à Fayence, est passé par la rue piétonne de la boutique de Régis Nunzi et y a trouvé un maroilles. Pas n'importe lequel puisqu'il s'agissait de celui produit par les siens à Étroeungt. Il a pu d'autant plus le vérifier que le commerçant Régis Nunzi présente toujours les fromages qu'il vent avec l'étiquette du producteur.

Ni une des deux, ce parent ravi de voir le fromage en bonne place sur l'étal a illico pris une photographie historique. Celle que nous reproduisons ci-contre. Comment Régis Nunzi a-t-il connu les fromages de la ferme des bahardes ? « Je travaille avec un grossiste sur Paris, spécialisé en produits d'exception. Il m'a proposé deux ou trois maroilles. J'en ai essayé deux et j'ai choisi celui de la ferme des Bahardes » dit-il.

Pourquoi celui-ci et pas un autre ? « C'est subjectif. C'est une affaire de goût. Ce maroilles n'est pas agressif. Ce n'est pas un fromage qui pue. Sinon, c'est trop difficile à vendre au delà de son lieu de production. Et ça, c'est valable pour tous les fromages. Sur le lieu de production, vous pouvez proposer de tout, du fort, du doux. Ailleurs, il faut un fromage plus gentil ». Régis Nunzi n'a pas cédé à l'engouement suscité par le film de Dany Boon. « J'ai attendu un an avant de mettre mon maroilles et ma boulette » dit-il confiant aussi avoir une « préférence marquée pour la boulette » qu'il trouve plus authentique encore.

A Fayence où il était installé encore cet été, il effectuait une commande de maroilles tous les quinze jours à trois semaines. « J'essaye de proposer des choses qui viennent d'ailleurs, des fromages du Béarn, du Nord ». A Fayence, Régis Nunzi avait deux activités : sa boutique et les marchés. Depuis deux ans, il était sur une liste d'attente pour pouvoir obtenir de proposer ses produits dans la halle de Rochefort-sur-Mer. Il y a une grosse quinzaine de jours, il a proposé maroilles et boulettes dans ce nouvel espace de travail. Des maroilles qu'en cette période de Noël, Véronique et Pierre-Marie Juste envoient depuis leur ferme en quantité vers Rungis. À destination du marché français. •

Les amateurs de maroilles peuvent jusqu'au 29 février participer à un jeu. Il s'agit de compléter la formule « Une journée sans Maroilles c'est comme... », Exemple : Dunkerque sans carnaval ! Pour tout renseignements sur ce jeu : www.une-journee-sans-maroilles.com

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