AUTOMOBILE
Michel Gornet défend la politique salariale menée par Renault
jeudi 11.03.2010, 05:04
Michel Gornet, directeur général adjoint de Renault. PHOTO ARCHIVES STÉPHANE MORTAGNE.À nouveau, aujourd'hui, des débrayages pourraient avoir lieu à l'usine Renault Douai. Pour une question de prime. La direction Renault ne lâche rien (une nouvelle réunion entre les syndicats et la direction est programmée le 16 mars).
Conflit de langage et conflit tout court. « Des roupies de sansonnet », dit l'intersyndicale CFTC-SUD-CGT de l'usine Renault Douai, évoquant la prime de 500 euros qui tombera dans la poche des opérateurs en 2010. « On ne paie pas les cadres au même prix que les ouvriers. Il faut les rémunérer au prix du marché », contre-attaque Michel Gornet, directeur général adjoint fabrication et logistique Renault.
Qui défend la répartition faite par la direction générale (32 millions d'euros pour 2 800 cadres et 27 millions d'euros pour 55 000 salariés) : « Le salaire des cadres est constitué d'une part fixe et d'une part variable. En 2009, la part variable a été égale à zéro . » Côté syndicats, on a du mal à se faire à cette idée-là.
Bonus mesquin ?
L'an dernier, les ouvriers ont fait ceinture : pas d'augmentations générales, peu d'augmentations individuelles, pas d'intéressement entreprise.
Michel Gornet défend la politique salariale : « Nous remettons en marche le système de rémunération tel qu'il existait. En 2008, des cadres ont touché 10 000 euros. » Et pas un peu mesquin les 75 euros de bonus promis aux salariés de Renault Douai pour le lancement de Mégane coupé-cabriolet ? « Cette prime se discute localement. Je ne suis pas surpris qu'elle soit jugée insuffisante . »

