AUTOMOBILE
ThyssenKrupp-Sofédit (Auxi) : trente-neuf postes supprimés
mercredi 07.05.2008, 10:36L'équipementier automobile ThyssenKrupp-Sofédit (filiale du groupe allemand ThyssenKrupp Steel), qui emploie 2 700 personnes en France, a annoncé, hier, le plan de restructuration de son activité, comportant une « réduction nette d'effectifs » de 500 postes. Pour le site d'Auxi (209 personnes), ce sont 39 postes qui vont être supprimés.
Les salariés de l'unité auxiloise de ThyssenKrupp-Sofédit attendaient la nouvelle avec une certaine fébrilité. Hier matin, le plan de restructuration du groupe allemand a été annoncé en comité central d'entreprise. Pour le site d'Auxi (l'un des huit du groupe en France), ce sont 39 postes qui vont être supprimés (11 en main d'oeuvre indirect production, 4 en main d'oeuvre indirecte support et 24 en main d'oeuvre ouvrier). La partie « pédalier » va être transférée sur un autre site. Pour Philippe Bacon, délégué CGT et secrétaire du comité central d'entreprise, cette annonce n'est malheureusement pas une surprise. « Cela fait des semaines que l'on dit qu'il va y avoir des suppressions de postes. Certaines personnes ne se sont pas suffisamment mobilisées. C'est peut-être préjudiciable. À Gouzeaucourt (dans le Nord), ils ont fait grève et au final, il y a 59 postes en plus. La direction a sans doute noté notre passivité. »
Pour faciliter quelque peu cette restructuration du site auxilois, la direction envisage de mettre en place des mesures de préretraite dès 56 ans. Des mutations sont aussi envisagées. Le site de Gouzeaucourt serait le meilleur point de chute. La direction a indiqué pouvoir fournir des moyens financiers pour aider au déménagement.
Outre l'annonce de ces suppressions de postes, la direction a indiqué que la vente du site était une priorité. « Avec cette baisse d'effectif, il fallait rendre le site vendable. Mais il faut aussi faire des investissements et remettre en état les bâtiments. De plus, le personnel est vieillissant et certains ont des problèmes de santé. » Les jours à venir vont donc être rythmés par les rencontres entre les syndicalistes et les salariés.
Le groupe ThyssenKrupp-Sofédit prévoit donc au final de conserver cinq sites sur les huit qu'il compte en France. Le plan prévoit le « désengagement » de deux sites de production à Amilly (Loiret) et Vendôme (Loir-et-Cher). Le groupe cherche des repreneurs pour ces deux sites qui emploient respectivement 468 et 389 salariés. Le plan prévoit également le transfert du siège social de Guyancourt (Yvelines) vers Le Theil (Orne) où se trouve la plus importante usine.


