AUTOMOBILE
A Somain, les patrons de Toyota Boshoku trinquent au succès des sièges produits pour la Yaris
mercredi 18.01.2012, 05:12
M.Toyoshima, président Toyota Boshoku Europe et Jean-Luc Hennebicq disent « Kompaï». PHOTOS SAMI BELLOUMIDes sièges autos par milliers : en tissu, en cuir, ou alors un mixte tissu/cuir. Chez Toyota Boshoku Somain (TBSO), près de Douai, on équipe la Toyota Yaris III, et à partir d'avril 2012, la Yaris hybride, en sièges avant et arrière.
L'oeil de Daruma (lire ci-contre) a protégé l'usine TBSO (Toyota Boshoku Somain) du mauvais oeil. Année après année, l'équipementier japonais de rang 1 redresse la barre d'une situation très mal engagée. Au 1er janvier 2010, en reprenant le site à Sieto (groupe Faurecia), Toyota Boshoku héritait d'une usine affichant un financier allant à vau-l'eau (le résultat net était négatif). « Le chiffre d'affaires 2012 avoisinera les 100 millions d'euros, pronostique Jean-Luc Hennebicq, président de TBSO.
Le résultat net restera négatif. » Mais bien meilleur qu'il ne le fut. Grâce à de lourds investissements (40 millions d'euros), à de profonds changements dans les process de fabrication, et à un développement de l'activité porté par la Toyota Yaris III (170 000 véhicules en 2011), TBSO (267 salariés et 200 intérimaires) met les gaz. Ce qui donne le sourire à Mitsuyuki Noguchi, vice président exécutif Toyota Boshoku Japon, venu, hier, couper le ruban inaugural.
Et requinque Jean-Jacques Candelier, président de la communauté de communes Coeur d'Ostrevent, confronté à un taux de chômage abyssal sur le territoire. « La reprise de Sieto par TBSO a permis de préserver non seulement les emplois sur le site mais aussi de garder les prestataires et les sous-traitants sur notre territoire. » À Somain, les sièges autos font le chiffre d'affaires (80 %). Filtres à air, filtres d'habitacle et pavillons de toit assurent le reste. Fabriquer le siège d'une Yaris, avant ou arrière, s'avère plus compliqué qu'on pourrait le croire. « Dans un siège, il y a 250 composants différents, 97 cordons de soudure et 14 kilos de mousse », explique Jean-Luc Hennebicq.
Pas question de traîner en route. 35 minutes s'écoulent entre le début de l'assemblage du siège (36 types de siège avant et 18 types de siège arrière) et le moment de la livraison à Toyota Onnaing !
Jean-Luc Hennebicq n'est pas peu fier de dire qu'« en tant que nouveau membre du groupe Toyota Boshoku, nous avons réussi à devenir l'un des fournisseurs de l'industrie automobile les plus performants en Europe. » M. Toyoshima, président Toyota Boshoku Europe, lui renvoit le compliment : « Nous voulons en faire le site numéro un en qualité, en coût... ». Kampaï ! *
Lors de la reprise du site par Toyota Boshoku, la Région avait accordé 500 000 E de subventions. Une prime d'aménagement du territoire de 459 000 E avait été allouée par la Commission interministérielle d'aide à la localisation des activités.
* À votre santé, en japonais.

