CRÉDIT À LA CONSOMMATION

Le rapprochement FINAREF-SOFINCO attaqué de toutes parts

Publié le 30/10/2009 à 05h02

La fusion SOFINCO-FINAREF a-t-elle du plomb dans l'aile ?

Le rapprochement FINAREF-SOFINCO attaqué de toutes parts
La fusion SOFINCO-FINAREF a-t-elle du plomb dans l'aile ?

C'est possible. Hier, le tribunal de grande instance de Paris a suspendu la fusion, initiée en mai, donnant raison aux salariés de SOFINCO qui dénonçaient l'absence de plan de reclassement. Dans le même temps, trois syndicats de FINAREF vont attaquer ce rapprochement fin novembre, devant le tribunal de grande instance de Lille, mais pour d'autres motifs.

FINAREF, bien connu des consommateurs au travers de ses cartes privatives, emploie 900 personnes à Roubaix et 300 à La Madeleine. Selon les syndicats SNB, la CFDT et FO, le projet de rapprochement des deux entreprises (qui constitueraient, dans le giron du Crédit Agricole, le leader du crédit à la consommation en France) pourrait se traduire par une cinquantaine de postes en moins chez FINAREF et 160 emplois, en France, chez SOFINCO.

Mercredi, la direction a proposé le plan de sauvegarde de l'emploi à la signature du comité d'entreprise. Un syndicat a signé les autres non car ils comptent attaquer le principe de la fusion entre les deux entreprises qui ne connaissent pas de difficultés. Ils veulent aussi prendre appui sur un manquement de leur direction concernant la gestion prévisionnelle des emplois et carrières : les salariés n'auraient aucune visibilité sur le nombre d'emplois une fois la fusion entérinée. « Nous ne sommes pas de "méchants syndicalistes" », insistent les représentants des organisations qui portent le dossier devant les juges. « Nous sommes ouverts à la négociation mais nous voulons des garanties. » La direction de FINAREF et SOFINCO a décidé de ne pas faire appel dans l'affaire de Paris. Pour celle engagée du côté de FINAREF, elle considère que le comité d'entreprise a été très largement informé des détails du projet. • M. G.

La Voix Éco