Le mobilier urbain, un marché prisé
samedi 28.02.2009, 04:48Qui gère le mobilier urbain de transport omniprésent dans les rues ? Qui les payent ? Qui les réparent ? Un point sur ce marché en pleine expansion où Nord Technique tient à prendre place.
Sur le marché des abribus, il faut bien distinguer deux choses : le pub et le non-pub. Dès qu'un abribus est équipé d'un encart publicitaire, il est à la charge du publiciste. Deux grosses sociétés se partagent le marché : l'incontournable Decaux (« qui a tendance à réduire son parc », explique Thierry Delcourt) et le très volontariste Clear Channel France (« ils sont à la conquête du marché français, c'est une boîte américaine »). Et s'il y a concurrence, c'est surtout avec ce deuxième en ce qui concerne la création de mobilier urbain.
25 % des abribus n'ont pas de pub
Souvent, pour les collectivités, les abribus publicitaires ne présentent que des avantages car ils sont à la charge du publiciste.
Mais dans le parc d'abribus français, entre 20 et 25 % ne sont pas publicitaires, « soit parce qu'ils sont placés sur un site classé, soit parce qu'ils ne représentent aucun intérêt pour les annonceurs (par exemple dans les campagnes ou sur les routes plus désertes), soit pour un souci de visibilité », précise Thierry Delcourt. Cette part est encore plus importante à Lille où sur 1500 abribus, 500 sont sans publicité.
Et c'est là que Nord Technique intervient. Pour ces abribus, ce sont les collectivités qui gèrent leur installation et leur maintenance, c'est donc le contribuable qui paie. « Mais en France, beaucoup de collectivités ne savent pas encore qu'il y a des entreprises spécialisées. Elles font donc appel à des vitriers par exemple pour changer des vitres brisées, etc. »
Deux dans la région
Pourtant, elles existent. En France, le leader se nomme MDO et est situé dans le centre de la France. Dans la région, ils sont a priori deux. Le plus ancien est Nord Technique. Mais depuis 4 ans, un ancien collaborateur de Thierry Delcourt s'est installé en concurrence directe.
Un coup dur pour le PDG courriérois qui désormais craint les spécialistes en signalétique routière. « Ils peuvent venir sur notre marché de niche. Et là ça va être difficile de lutter ». La jungle urbaine !

