Chimie, Pharmacie et Santé

BASF va investir trois millions d'euros sur son site de Gravelines

Publié le 13/04/2009 à 05h03

Derrière le groupe allemand BASF se cache le nom du premier chimiste mondial. Spécialisé dans la fabrication de produits phytosanitaires, et plus précisément d'herbicides destinés à l'agriculture (1), le site de Gravelines (ex-Cyanamid) va investir trois millions d'euros pour augmenter sa capacité de production. Explication du directeur de l'usine, Philippe Boudier.

BASF va investir trois millions d'euros sur son site de Gravelines
Derrière le groupe allemand BASF se cache le nom du premier chimiste mondial. Spécialisé dans la fabrication de produits phytosanitaires, et plus précisément d'herbicides destinés à l'agriculture (1), le site de Gravelines (ex-Cyanamid) va investir trois millions d'euros pour augmenter sa capacité de production. Explication du directeur de l'usine, Philippe Boudier.

Implantée depuis 20 ans dans la zone industrialo-portuaire, l'usine BASF AgriProduction de Gravelines emploie 120 personnes et génère une trentaine d'emplois indirects. Le site, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros en 2008 (5 % de celui du groupe BASF), exporte ses produits dans une quarantaine de pays, « soit 90 % au sein de l'Union européenne, le restant en Europe de l'est, par exemple en Ukraine, en Russie et en Biélorussie », indique Philippe Boudier.

Les pays de l'Est, justement. Aujourd'hui, le directeur de BASF AgriProduction avoue qu'ils représentent des marchés potentiels non négligeables. Un exemple : le Kazakhstan. « Aujourd'hui, personne ne veut du blé fabriqué chez eux parce qu'ils sont plein de charançons (un parasite qui provoque de véritables ravages dans les cultures céréalières), souligne le directeur de BASF Gravelines. Au sein de notre groupe, l'usine de Gravelines est une usine de pointe qui est capable de répondre à la demande de ces pays. Voilà pourquoi la direction a décidé d'investir trois millions d'euros : pour augmenter notre capacité de production et répondre à ces marchés potentiels. » Plus concrètement, l'investissement programmé à Gravelines, « qui est en cours d'instruction à la préfecture », précise Philippe Boudier, permettra au site de passer d'une capacité de production de 21 000 à 27 000 tonnes par an à l'horizon 2010, et de créer quelques emplois. Une bonne nouvelle pour une entreprise qui survole la crise avec sérénité et qui a vu sa production augmenter de 50 % depuis 2003.

> (1) L'usine de Gravelines fabrique des herbicides dits « sélectifs », « c'est-à-dire qui n'attaquent pas les céréales en pleine croissance mais seulement les mauvaises herbes », dixit Philippe Boudier.

La Voix Éco