ON EN PARLE
Dans sa nouvelle usine de Saint-Amand-les-Eaux, GSK fabrique l'adjuvant du vaccin anti-H1N1
samedi 07.11.2009, 05:03Trois années ont passé depuis l'annonce faite par GlaxoSmithKline (GSK) le 29 septembre 2006 : le deuxième laboratoire pharmaceutique mondial avait choisi Saint-Amand-les-Eaux pour construire sa nouvelle usine de production et de conditionnement de vaccins, sur le site de Stérilyo. Dès lors, les choses sont allées très vite. L'usine est aujourd'hui en voie d'achèvement.
Deux cent cinquante personnes environ travaillent encore sur le chantier, quand on en comptait un millier de plus il y a deux ans. Un chantier qui aura représenté trois millions d'heures de travail et dont les entreprises étaient à soixante-dix pour cent françaises. L'investissement s'élève à 515 millions d'euros, couverts à 97,27 % par le groupe lui-même.
GSK y emploie aujourd'hui trois cents salariés, mais leur nombre devrait osciller entre quatre cent cinquante et cinq cents d'ici à deux ans. L'activité de conditionnement de vaccins a démarré dès le mois d'octobre 2008. Dans celui des bâtiments qu'on appelle le « pack » - voir la vue aérienne ci-contre - et qui comprend trois lignes, sont conditionnés les flacons et, depuis peu, les seringues.
Le bâtiment « lyo » - pour lyophilisation - est le seul encore véritablement en chantier. On y trouvera deux lignes de remplissage de flacons, qui déboucheront chacune sur quatre lyophilisateurs.
Le bâtiment « liquide » est lui pratiquement terminé. On y distingue deux lignes de remplissage de seringues et deux de flacons. L'apparition du virus H1N1 a eu, au coeur de l'été, des répercussions sur le chantier : il a fallu donner un coup d'accélérateur au projet pour être fin prêt à livrer les vaccins.
C'est à Saint-Amand en effet qu'est fabriqué le composant qui fait beaucoup parler : l'adjuvant. Cet AS03 dont la toxicité éventuelle fait débat . Les premiers lots en sont sortis mi-août. Pour l'heure, l'adjuvant produit ici par GSK est renvoyé sur le site de Bruxelles du groupe, pour le remplissage des seringues. À terme, cette dernière étape sera faite également à Saint-Amand, indique-t-on. En France, GSK doit fournir 50 millions de doses.

