CRAINTE
PPG Saultain : inquiétude après la relocalisation de la production de pâtes
mercredi 14.12.2011, 05:33
Une partie de la production de pâtes à électro-déposition va être délocalisée sur d'autres sites de PPG.PHOTO ARCHIVES DIDIER CRASNAULTLes salariés de PPG Saultain, près de Valenciennes, sont inquiets après la dernière annonce de leur direction. Pascal Vanhamme dirige le site de Saultain depuis le 21 novembre. Ce Belge qui a travaillé plus de vingt ans chez Johnson Matthey, dans la chimie également, se veut pourtant rassurant.
Le site de Saultain et plus spécifiquement la production des pâtes à électro-déposition va subir une minirestructuration. Six intérimaires travaillaient dans ce service. Ils vont être remerciés. Les quinze salariés vont eux passer des 5x8 aux 3x8. Pourquoi ? Parce que le site de Saultain tourne avec des intérimaires alors que d'autres sites du groupe sont en sous-capacité. « On a donc redistribué la production pour diminuer les coûts. Aucun contrat de travail n'est affecté », explique le directeur. Dans l'usine, certains se questionnent sur ce changement d'horaires entraînant une augmentation de heures travaillées et ce principe du « travailler plus à salaire égal ». Le directeur confirme le temps de travail augmenté mais évoque « des récupérations ».
« Il n'y pas péril en la demeure. Le budget pour l'année qui vient et pour trois ans est définit. Il y a du travail pour tout le monde sur le site et il n'y a pas de plan à prévoir », rassure Pascal Vanhamme. Cette baisse de charge sur d'autres sites de PPG et son incidence à Saultain est due à la situation dégradée de l'industrie automobile. Les pâtes à électro-déposition produites à Saultain sont la première couche déposée sur une voiture neuve.
Forcément, cette « relocalisation » de la production rappelle de mauvais souvenirs aux cent quarante salariés de PPG Saultain (700 à la belle époque). Il y a à peine deux ans, la direction de l'époque a décidé de cesser la production de peintures industrielles et la suppression de 240 postes. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été mis en place entraînant cent quatre-vingts licenciements et quarante-huit départs volontaires.
VÉ. B.
Hier, il n'a pas été possible de joindre les syndicats.

