ON EN PARLE
GSK à Saint-Amand-les-Eaux : l'inauguration d'un site porteur d'avenir
vendredi 16.12.2011, 05:33
Applaudissements devant l'oeuvre réalisée pour la circonstance par l'artiste sculpteur Annie Jungers. PHOTO STÉPHANE MORTAGNEOn entendait le vent souffler, hier midi sous le chapiteau qui accueillait l'inauguration de la plate-forme de production de vaccins de GlaxoSmithKline à Saint-Amand-les-Eaux. Un vent porteur pour le groupe pharmaceutique britannique, qui a donc mené à bien son ambitieux projet présenté en septembre 2006. Et qui, avec les pays émergents notamment, voit s'ouvrir de nouvelles perspectives de croissance, alors qu'il détient déjà 29 % de parts de marché.
Il y avait de la fierté, forcément de la fierté, et à tous les étages, dans un moment aussi heureux que celui-là. Un sentiment exprimé par une salariée, dans le petit film projeté en ouverture de la cérémonie inaugurale. Fierté, elle le disait, d'avoir trouvé un emploi dans cette entreprise pharmaceutique qui s'est donnée pour slogan : « L'engagement d'une équipe au service de la vie ». Comme elle, ils sont environ cinq cents à avoir rejoint les rangs de GSK depuis l'annonce faite le 29 septembre 2006. Et, parmi eux, une vingtaine de personnes extirpées d'un chômage de longue durée.
« Marque de fabrique » valenciennoise
De la fierté sans doute aussi pour les pouvoirs publics à avoir accompagné le groupe britannique dans la réalisation de son projet. Le maire Alain Bocquet, qui a toujours le sens de la formule, trouvait opportun « de faire un vaccin de rappel » (sic) pour montrer le chemin parcouru.
Chemin auquel s'est associé le sous-préfet Franck-Olivier Lachaud, pas en poste à Valenciennes en 2006 mais garant aujourd'hui de cette « marque de fabrique » valenciennoise dans l'accueil des investisseurs : cette « absolue nécessité de nous entendre pour proposer le meilleur accueil possible ». Communauté d'agglomération, État, Feder, Région, Département, ville, chacun y est allé aussi de sa contribution dans ce projet à... 600 millions d'euros, qui a recueilli 2 à 3 % d'aides publiques.
Fierté encore dont témoignait par exemple Gilles Doom, responsable du bâtiment packaging, qui, en faisant visiter aux invités la ligne de conditionnement de seringues en blister de cinq - la seule qui leur soit accessible -, expliquait que jamais la production ne s'était arrêtée : l'ancien site - Stérilyo, né en 1991 et racheté par GSK en 2002 - a stoppé son travail en décembre 2008, mais une première ligne de conditionnement était déjà entrée en service depuis le mois d'octobre. Et ça, oui, « c'est la grande fierté du site ».
Des vaccins « partout dans le monde »
« On est extrêmement fiers de ce rôle dans la santé publique » : cette fois, c'est Géraldine Vetterhoeffer qui parle, Strasbourgeoise de quarante-deux ans qui est la troisième directrice successive du site - après Anne-Marie Camille et Carole Resnan -, en évoquant le vaccin contre le paludisme. Celui-ci est actuellement en phase 3 de son élaboration - la dernière, celle des études cliniques, avant la mise sur le marché -, et le site amandinois en préparera dès 2012 les premiers lots dits d'enregistrement.
« Nos vaccins sont disponibles partout dans le monde », se félicitait Christophe Weber, président désigné de GSK Biologicals. Le site de Saint-Amand a comme principaux clients l'UNICEF, pour les pays africains et l'Inde, GAVI, pour ceux d'Amérique latine, mais aussi des pays comme la Syrie, Israël et la Malaisie. L'objectif du groupe est de répondre à une demande mondiale croissante de vaccins pédiatriques et adultes comme les vaccins contre la grippe, le cancer du col de l'utérus, le pneumocoque, et l'investissement réalisé dans le Nord - non loin du quartier général mondial vaccins du groupe, à Wavre (B) - s'inscrit pleinement dans cette stratégie. La cité thermale peut elle aussi en être fière.

