ACTUALITÉ SOCIALE
Les salariés d'IPL-SED Nord protestent contre la suppression de 33 emplois
mercredi 22.02.2012, 05:25
Une trentaine d'emplois sur 160 sont menacés. PH. CH. LEFEBVREUne quarantaine de salariés d'IPL-SED Nord ont manifesté devant l'Institut Pasteur, hier matin. La direction d'Eurofins, qui a repris cette ex-filiale de l'Institut dédiée aux analyses (écotoxicologie, hydrobiologie...) l'été dernier, leur a en effet proposé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) le 1er février. « C'est le troisième en un an, tempête une salariée, secrétaire du comité d'entreprise (CE). En février 2011 (alors au sein de l'Institut Pasteur), déjà, nous avions essuyé 36 suppressions de postes.
Puis, sur les 77 personnes qui ont été transférées à la société Alpa, 27 ont été licenciées. Aujourd'hui, on nous annonce encore 33 suppressions d'emplois », détaille-t-elle. Selon la secrétaire, les suppressions de postes toucheraient les services administratifs, les ressources humaines, la comptabilité... « Tout ce qui va être mutualisé. » L'objectif, c'est bien évidemment d'accroître la compétitivité de cette branche exposée depuis l'application en France, en 2006, d'une directive européenne d'ouverture de l'analyse à la concurrence.
Aujourd'hui, le CE d'IPL-SED Nord se réunit une seconde fois pour affiner le PSE. Les syndicats critiquent l'offre d'Eurofins : « Les primes supra légales sont fixées à 2 000 E, ce n'est pas assez. Pour les congés de reclassement, c'est la même chose, ils nous proposent seulement un congé de quatre mois », regrette-t-on dans les rangs. Les salariés demandent donc une hausse de la prime supra légale et le rallongement de ces congés de reclassement, sachant que « les salariés concernés ont souvent quinze à vingt ans de boîte ». Symboliquement, le cortège a marché jusqu'au rond-point de l'hôtel de Région dont les élus, pourtant sollicités par les syndicats, restent pour l'instant muets. S. Bi.
La direction d'IPL-SED Nord n'a pas donné suite à nos sollicitations.

