Commerce et Distribution

Le magasin CAMIF de Ronchin, près de Lille, est condamné

Publié le 17/05/2007 à 05h51

Lavoixeco - Hier soir, le numéro trois de la vente à distance a rendu public son projet de redressement. Dans le Nord, le groupe coopératif prévoit 52 suppressions de postes, soit l'ensemble du personnel du magasin. Le site de 6 000 m² de Ronchin devrait fermer en décembre ou en mars.

Le magasin CAMIF de Ronchin, près de Lille, est condamné
Lavoixeco - Hier soir, le numéro trois de la vente à distance a rendu public son projet de redressement. Dans le Nord, le groupe coopératif prévoit 52 suppressions de postes, soit l'ensemble du personnel du magasin. Le site de 6 000 m² de Ronchin devrait fermer en décembre ou en mars.

L'annonce ne doit rien au hasard. Ce matin, les sociétaires de la CAMIF se réunissent en assemblée générale, à Clermont-Ferrand. Ordre du jour : rapport d'activité et projet de redressement. En France, le groupe prévoit 340 suppressions de postes. C'est moins que les 1 500 redoutés par les syndicats.

Mais, dans la région, les salariés ronchinois ont vu sans surprise le couperet tomber. L'ensemble du personnel est menacé de licenciement. Même si la direction affirme qu'il ne s'agit encore que d'un projet, pour eux, c'est clair : le plus grand magasin du groupe coopératif, spécialiste de la déco haut de gamme, va fermer. « L'échéance est prévue pour décembre si c'est une fermeture simple. Ce serait mars si la CAMIF décide d'ouvrir un autre site dans la métropole lilloise, pour assurer la continuité de l'activité  », avance Claude Spriet, délégué CFDT.

Aucune confirmation de la direction qui s'en tient au discours récurrent : « La CAMIF ne quittera jamais la zone de Lille. » C'est Philippe L'Hermitte lui-même, le directeur général du groupe niortais, qui le soutenait dans nos colonnes, le 7 avril. Selon les syndicats, la CAMIF chercherait encore un site dans la métropole, plus petit que celui de Ronchin. Un site qui serait plus adapté au recentrage de ses activités. Car, pour limiter ses pertes, la CAMIF laisse tomber le textile pour se concentrer sur le mobilier et la décoration de la maison.

Si l'hypothèse d'un nouveau site se confirme, quelques salariés pourraient être repris. « On parle de dix-neuf postes, ce qui veut dire quand même qu'une trentaine de personnes se retrouvent sans emploi », avance Pascal Pottié, délégué FO. Une partie des représentants syndicaux devraient faire entendre leur voix à l'AG auvergnate aujourd'hui.

Quant à l'avenir du site de Ronchin, il reste en suspens. Un compromis de vente a été signé en 2005 avec le promoteur Altarea. Mais la vente n'est pas encore réglée. Nul doute que le site pourrait susciter la convoitise d'investisseurs, à deux pas du futur Grand Stade... si tant est que sa construction se confirme. Sinon, les 16 hectares pourraient devenir une friche bien ennuyeuse aux portes de Lille. •

La Voix Éco