Bruay-La-Buissière : un distributeur à pizza s'invite au pays de la frite
dimanche 06.01.2008, 12:36Depuis quelques semaines, les automobilistes qui empruntent le carrefour des Quatre-Chemins ont pu s'étonner de l'implantation d'une grosse boîte jaune. En début de semaine, son propriétaire a achevé de le mettre aux couleurs de son enseigne. Désormais, on sait : c'est un distributeur de pizzas.
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On a beau être au pays de la frite, aujourd'hui, les pizzas s'invitent aussi sur les tables des générations friandes de plat à emporter. Patrice Dussart, Divionnais de 28 ans, l'a bien compris. Il y a huit ans, il installait à Bruay sa première remorque. « J'ai une formation hôtelière. J'ai travaillé deux ans pour un patron avant de me mettre à mon compte. J'ai connu l'âge d'or de la pizza. Mais depuis cinq ans, la concurrence est plus rude. »
Sous le nom de Lorenza, en référence à des racines italiennes, les remorques de Patrice occupent le terrain. Quasiment tous les trois ans, une nouvelle s'est installée : Béthune, Noeux et bientôt Auchel. Les pizzas y sont faites devant le client et enfournées sur place.
Toujours soucieux d'aller de l'avant, le businessman a eu son attention attirée par un article sur internet. Il y était question des distributeurs à pizza installés en Espagne. « Je me suis documenté. J'ai appris qu'ils commençaient aussi à s'implanter dans le sud de la France. Je suis allé voir sur place. » C'était il y a un an à Bayonne. Ce fils d'Italienne n'a pas voulu rater le coche. Les banques l'ont suivi. Il a préparé sa machine et a choisi l'emplacement stratégique : le carrefour des Quatre-Chemins à Bruay, là où tout a commencé avec les remorques.
Il y a deux semaines, le gros cube jaune a commencé à fonctionner. « La famille, les amis sont venus tester. Maintenant on est au point. Je dois être le premier dans la région. » Ici, la monnaie n'a pas court. Seule la carte bancaire fonctionne et le choix est limité à six pizzas, contrairement à la carte de la remorque très dense. « La machine ne permet pas plus. On a l'option froid ou chaud et l'attente varie de 1 à 3 mn. » Le tout est commandé par un ordinateur. Un ordinateur sur lequel le Divionnais peut intervenir à distance pour, en fonction des jours, lancer une promotion.
« Je ne me fais pas d'illusion au début, je vais avoir de la perte. La chambre froide est approvisionnée tous les jours par les filles qui travaillent de l'autre côté de la rue. Il va falloir un temps de rodage. Mais l'important pour moi, c'est d'occuper le terrain. Nous ne sommes ouverts que le soir, sauf à Béthune, et les gens nous réclament. Ainsi s'ils veulent, ils pourront manger du Lorenza midi et soir. Moi, ça ne me coûte que la machine et l'emplacement. » L'entrepreneur ambitieux a encore trois machines en réserve. Ne reste plus que les emplacements à trouver.
