CENTRE-VILLE
L'Union commerciale héninoise entre dans l'ère du changement
samedi 07.11.2009, 05:02Jeudi soir, l'Union commerciale d'Hénin rencontrait ses adhérents pour présenter les grands projets. L'occasion de faire connaissance avec le jeune président, qui après six mois de mandat, a déjà commencé à tracer son sillon. L'ère du changement.
Samuel Piton n'est pas du genre à se laisser paralyser par les états d'âme. Il est plutôt de ceux qui avancent. Et c'est ainsi qu'à 28 ans, le jeune homme, bientôt père de famille et originaire d'Hénin, est à la tête de deux établissements spécialisés dans le bien-être, à Hénin et à Lens.
Ce qu'il faisait avant ? « L'école ! Un bac S, une formation de kiné aussi. Mais j'ai toujours eu envie de me lancer dans le bien-être. Alors j'ai bossé un peu sur les marchés en attendant de monter un projet... » Et il est revenu à Hénin pour créer l'Espace 51, en février 2005, sur le boulevard Péri. « J'ai tout de suite intégré le bureau de l'Union commerciale, » qui était alors dirigée par Jean-Claude Pigeyre. Et c'est assez naturellement qu'il a accepté la relève en mars, quand le président a voulu se retirer.
Une passation de pouvoir très discrète, car le jeune patron avait d'autres chats à fouetter : « J'ai pris le relais en même temps que j'ouvrais mon établissement à Lens, j'avais peu de temps à consacrer à l'Union. Parce qu'il faut être clair, la priorité, ça reste le boulot. Ici, on est bénévole à 200 %, alors c'est pas la priorité... » Clair, net. Comme sa façon de travailler. « J'ai changé une bonne partie du bureau, parce que j'ai des méthodes de travail assez... rigides. J'ai pas de temps à perdre. Je voulais des réunions où on avance, avec des gens qui vont dans la même direction... » Désormais, Samuel Piton se dit déterminé à changer l'image de la ville. « On dit la ville sinistrée, mais quand on regarde l'ensemble du commerce, on est quand même sur du haut de gamme... » Et de lister les enseignes : Sélection, Vandy Couture, Evita, Fraise et Chocolat, les instituts... et d'autres. « Et, à côté de ça, il y a aussi du commerce plus modeste. Il y en a pour tous les niveaux sociaux. » Quant aux affaires politico-financières : « Nous, on est là pour faire du business, faut être clair. Après, que la municipalité soit de gauche ou de droite, on n'en a rien à faire, ce qu'on sait c'est qu'on ne peut pas travailler sans elle, parce qu'on a besoin de soutien technique. Mais en même temps, on n'est pas là pour représenter un maire, on est tous d'accord là-dessus, on porte l'image de la ville, pas celle d'un maire. » Porter l'image de la ville, en mettant en place de grands rendez-vous. Trois moments forts sont déjà inscrits au calendrier. Et, en premier lieu, Noël. « On va faire un lâcher de ballons avec des cartes postales, et une descente du Père Noël au niveau de la mairie. » Autre projet : un salon des antiquaires, de la brocante et des puces, au printemps. Et en juin, pour la fête de la musique, « on voudrait créer un événement artistique, musical et pictural... » Des animations destinées à amener du monde en ville. « Ce qui compte, c'est d'être vu. S'il y a autant de monde qui va à Auchan, c'est pas parce qu'ils font de meilleurs prix, c'est juste parce qu'ils sont partout, on ne voit qu'eux, en pub, en panneau... Dans le centre, on a des atouts ; la relation avec le client, la ville qui est belle, bien située... Pour moi, c'est une chance d'avoir un grand centre commercial à côté, ça amène du monde et ça fait connaître la ville... »

