Chez Thiriez, on fabrique et on vend des matelas en famille depuis vingt ans
dimanche 11.12.2011, 05:27
Thiriez literie veut maintenant se faire un nom sur le marché des particuliers. PHOTO PATRICK JAMESAlors que la crise est encore bien présente, Thiriez literie, qui fabrique et vend des matelas, affiche une santé épatante. Pour ses vingt ans, la firme wattrelosienne, installée à la Martinoire, nourrit même de nouvelles ambitions. Après avoir agrandi ses locaux et recruté de nouveaux salariés, elle veut maintenant partir à la conquête du marché des particuliers.
Chez les Thiriez, on manage en famille. Il y a Jérôme, le père, fondateur de l'entreprise et actuel président directeur général. Lætitia, l'épouse juriste qui s'occupe de tout le « back office ». Et enfin, Geoffrey, le fils, responsable de la distribution dans l'Hexagone et au-delà. Le trio est à la tête de Thiriez literie, qui conçoit, fabrique et vend des matelas dans ses locaux wattrelosiens de la Martinoire. « Autrefois nous étions installés dans une ancienne usine près du boulevard de Metz, à Roubaix », se souvient Jérôme Thiriez. C'est lui qui a fondé l'entreprise éponyme il a vingt ans tout pile. « J'étais déjà dans la literie, je m'occupais d'une filiale et lors d'une restructuration j'ai dû licencier des gens... Et je suis également parti. C'était l'occasion soit de racheter une entreprise, soit de me lancer. »
Finalement, l'homme a opté pour la seconde solution, entraînant son épouse Lætitia, alors enseignante, dans cette aventure risquée. Le couple a commencé petit, prenant le parti d'une gestion prudente qui est encore aujourd'hui l'une de leurs caractéristiques. Ce qui d'ailleurs, disent-ils, « permet d'avoir la confiance des banques ». Et d'investir. En vingt ans, l'enseigne a bien grandi, et pour son anniversaire, Thiriez literie s'est offert une extension de ses locaux de 3 000 mètres carrés, qui a coûté 800 000 E. Un agrandissement qui illustre la volonté de développement de la firme wattrelosienne, dont le marché se limitait jusqu'à présent aux collectivités territoriales et l'hôtellerie. « Nous allons faire 11 millions de chiffre d'affaires cette année, rappelle Geoffrey Thiriez. Le marché de la literie en France, c'est 800 millions d'euros, dont 10 % liés aux collectivités. »
Depuis deux ou trois ans déjà, Thiriez literie s'oriente vers les particuliers. « Cela représente 16 % de notre CA global, nous voudrions que ça passe à 35 % », détaille encore le jeune responsable de la distribution, arrivé il y a trois ans dans l'entreprise. Un challenge lorsqu'on a en face des géants qui peuvent s'offrir d'importantes campagnes de publicité. Mais Jérôme Thiriez n'est pas inquiet. Il pense avoir de son côté des atouts qui feront la différence. « Nous étions considérés comme du sans marque, une sorte de "générique du matelas", explique simplement le président directeur général. Il faut maintenant faire connaître notre nom, c'est la mission de mon fils. »
Forte de 15 000 références, capable de produire « n'importe quelle qualité de matelas, du matelas de prison au 5 étoiles », à des prix attractifs, l'équipe de Thiriez literie se prépare donc à passer à une nouvelle étape de son développement. Les deux nouvelles machines qui seront en place au mois de janvier feront passer la capacité de production de 800 à plus de 1 000 matelas par jour. Sept personnes ont déjà été recrutées pour les faire tourner, et quatre autres rejoindront la firme wattrelosienne en début d'année prochaine.

