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Escaudoeuvres : une jardinerie Auchan sort de terre, six emplois à la clé
mardi 21.02.2012, 05:12
La jardinerie Auchan, de 3000m², sera située à côté du Flunch. On y accédera soit directement, depuis le parking, soit par l'hypermarché, a expliqué le directeur S. DeschodtVoici quatre mois de cela, la direction de l'hypermarché Auchan d'Escaudoeuvres inaugurait un nouveau bâtiment, situé à l'entrée de son parking. Un service « Auchan drive » y ouvrait peu après, avec à la clef vingt-six emplois... Actuellement, un autre bâtiment sort de terre, de l'autre côté du site, collé au restaurant « Flunch ». C'est là que naîtra dans moins d'un mois la jardinerie Auchan. Six personnes supplémentaires ont été recrutées à cet effet.
Les premiers coups de pelles ont été donnés au sortir des vacances d'été. « Si tout va bien, la jardinerie ouvrira mi-mars », annonce prudemment le directeur Sylvain Deschodt qui ne cache pas être confronté à un léger retard : « quinze jours, liés aux intempéries ». Les travaux ont repris hier et chacun met les bouchées doubles pour être prêts à temps. À ce jour, le calendrier n'est pas remis en cause.
Rares sont encore les hypermarchés de la marque à l'oiseau à bénéficier de cet équipement : « La première jardinerie Auchan a été créée à Saint-Omer en 2003. Depuis lors, nous en avons ouvert treize autres », soit quatorze sur quelque 120 hypers en France.
La quinzième de France
Celle d'Escaudoeuvres sera la quinzième... et non des moindres. Elle sera accolée au restaurant Flunch et couvrira quelque 3 000 m² de surface, étant entendu que la taille des jardineries Auchan s'étire de 800 m² à, justement, 3 000 m² : « La moitié sera couverte dans l'autre moitié, 700 m² bénéficieront d'un auvent », terme ad hoc pour désigner un préau. Une cinquantaine de places de parking seront dédiées au nouvel équipement qui bénéficiera, bien logiquement, d'un mobilier et de chariots (à deux niveaux, dont celui supérieur escamotable) totalement spécifiques et adaptés.
Idem au niveau du personnel : les six salariés qui travailleront à la jardinerie ne sont pas des personnes de l'hypermarché déplacées pour une nouvelle mission : « C'est un recrutement externe, parce que l'on n'avait pas le personnel qualifié, formé "professionnel du végétal". C'est un métier vraiment différent de ce que l'on faisait en magasin », explique le directeur. Les six nouveaux sont officiellement embauchés depuis début février. « Ils sont en formation au sein des autres jardineries que le groupe détient ».
Deux accès au choix
Le nouveau magasin disposera de deux entrées : « Il y aura une entrée-sortie donnant sur le parking et une entrée-sortie donnant sur l'hypermarché », explique Sylvain Deschodt. De quoi satisfaire aussi bien la clientèle venue spécialement « se fournir à l'espace jardinerie et ne désirant pas entrer dans l'hyper », que celle ayant « fait son plein de courses dans le magasin traditionnel » et qui terminera ses achats par quelques croquettes pour chiens, une fleur, etc.
« Nous avons tenu à laisser le choix ». De même, le client pourra sortir où bon lui semble, deux caisses supplémentaires étant créées dans la jardinerie. À noter que la jonction entre les deux surfaces de vente sera ouverte au fond de la partie non alimentaire, au niveau « des ventes d'équipements » : entre les secteurs téléviseurs - jeux vidéos d'une part, et électroménager - cuisine d'autre part.
De nouveaux produits
La création de la jardinerie occasionnera la migration de certains produits depuis l'hypermarché vers la nouvelle surface de vente, notamment le rayon animalerie. L'espace libéré est utilisé « à privilégier le confort d'achat : on a élargi les allées, baissé les hauteurs (des rayonnages) », assure le directeur. Par ailleurs, certains « marchés » seront agrandis : « comme par exemple le bio, le self-discout, les produits du Nord ».
Côté jardinerie, « quatre métiers seront travaillés : le jardin pur, avec les végétaux, le mobilier et les accessoires la décoration ; l'animalerie (avec l'alimentation pour animaux, y compris celle pour la basse-cour ou les chevaux) et enfin les loisirs extérieurs : balançoires, piscines, clôtures, grillages, barbecue... ». L'accent sera mis sur une collaboration privilégiée, dans la mesure du possible, avec les fournisseurs locaux (notamment les horticulteurs). Une ligne de conduite qui n'est pas étrangère à la volonté de l'enseigne de réserver une partie de la jardinerie au développement durable (« toute une gamme de produits autour de l'économie en eau, le compostage... »).

