ENTREPRISES
La n° 2 de France Télécom à l'écoute des doléances des jeunes salariés
mardi 13.04.2010, 05:04
Nicolas Leprêtre est l'un des huit jeunes salariés avec qui Delphine Ernotte a eu une conversation. PHOTO STÉPHANE MORTAGNEQuarante-cinq minutes à Lille et puis s'en va. Delphine Ernotte, l'un des cadres dirigeants de France Télécom, a fait le déplacement depuis Paris, hier, pour tailler une bavette avec huit salariés. Huit jeunes prêts à écrire une page d'histoire personnelle avec l'opérateur de télécommunications.
PAR BERTRAND BUSSIÈRE
Son CDI chez France Télécom, Delphine Ernotte, directrice exécutive adjointe opérations en France, l'a signé il y a... 20 ans. Hichem Hamra, vendeur à la boutique Orange de la rue du Sec-Arembault, à Lille, récemment. « En janvier. Avant j'étais en CDI, mais à temps partiel. » Autre nouveau dans l'entreprise aux 100 000 employés (187 000 avec l'international) : Arnaud Dufour. Lui est technicien. Et donc au contact d'une clientèle ronchonne quand la Livebox fait des siennes. Un métier passionnant, explique-t-il à la n° 2 de France Télécom. Pas stressant. Aucun des huit jeunes salariés ou en contrat d'apprentissage qui entourent la cadre dirigeante, ce lundi matin, à l'agence Orange de la rue de Béthune, à Lille, n'est dépressif. Nicolas Leprêtre, apprenti (1re année BTS management des unités commerciales au lycée Dinah-Derycke à Villeneuve-d'Ascq), est même heureux. L'opérateur de téléphonie mobile concurrent, auprès duquel il a eu ses premières feuilles de paie, était moins généreux. « Dans ma classe, c'est Orange qui rémunère le mieux », renchérit un autre apprenti. « On a la chance d'avoir une part variable sur le salaire même quand on est apprenti. » Delphine Ernotte est aux anges. Du baume sur des plaies de nouveau à vif.
Une vague de départs
Une information judiciaire contre X pour « harcèlement moral » vient d'être ouverte après la vague de suicides.
La « relève » vole à son secours. Un jeune se jette à l'eau : « Il y a un décalage entre ce qu'on entend à la télé et ce qu'on vit . » Armelle Moura, manageur adjointe d'Orange rue de Béthune, s'en porte garante : briefing chaque matin pour les quinze vendeurs et quatre conseillers techniques. Ça permet de se dire les choses en face.
Les apprentis, France Télécom les aime. On en recense 4 500 dont 270 pour la direction Nord. Pour faire face aux départs à la retraite. Rien que cette année, la société prévoit, en France, environ 3 500 recrutements externes en CDI pour les métiers de la vente, des réseaux, de l'innovation, des contenus multimédia...


