ÉNERGIE
Total : « Une perspective de maintien »
mercredi 14.05.2008, 10:17Diminuer les émissions de dioxyde de soude et d'azote : aujourd'hui, voilà le type d'investissements que les normes européennes imposent à une usine comme Total. Coût de l'opération : une dizaine de millions d'euros, qui devraient permettre au site de diviser ses émissions par deux.
« Les investissements que nous réalisons ne sont pas des investissements qui génèrent de la marge. Ces investissements, nous ne les choisissons pas, ils nous sont imposés par les normes en vigueur, notamment en matière d'environnement », explique Éric Guillotin, directeur de la Raffinerie des Flandres.
Avant d'ajouter : « Nous investissons en moyenne plus de 20 millions d'euros par an et les deux tiers sont des investissements de maintien. En clair, nous ne sommes pas dans une perspective de développement mais de maintien du site. » Autre investissement programmé : le remplacement d'un réacteur sur une unité existante pour permettre de transformer du fuel domestique, dont le marché est restreint, en gasoil moteur, qui, à l'inverse, continue à prospérer.
Grand arrêt
Et ce n'est pas tout. Tous les six ans, le site de la Raffinerie des Flandres subit un grand arrêt. Objectif : contrôler l'ensemble des installations (20 000 points de contrôle avaient été effectués en 2004). « Le prochain arrêt a lieu en 2010 et mobilisera plus de 4 000 hommes, pour un total d'un million d'heures de travail », souligne Éric Guillotin, avant de mettre l'accent sur l'aspect sécurité. « C'est l'un des premiers critères que l'on regarde. De toute façon, toutes nos évolutions techniques et nos méthodes d'inspection et d'organisation sont régulièrement et très sérieusement suivies par la DRIRE. » En matière de maintenance courante ? « Tout ce qui doit être fait est fait et ce genre de suivi n'est pas réalisé en fonction de la performance du site. En clair, si on n'a pas les moyens de faire du raffinage, on n'en fait pas ! »
