AU COEUR DE NOS ENTREPRISES
Le leader européen des bornes de recharge pour véhicules électriques est nordiste
lundi 02.11.2009, 05:02Au moment où le véhicule électrique revient sur le devant de la scène, DBT sait qu'elle a une longueur d'avance. La société de Brebières est en prise directe avec les grands marchés de demain.
Ils l'avaient tous abandonné. Les constructeurs automobiles, les équipementiers, les distributeurs d'énergie, tous avaient arrêté au début des années 1990 leurs investissements dans le domaine du véhicule électrique. Vingt ans après, à l'heure de la fin annoncée du tout pétrole et du Grenelle de l'environnement, la voiture électrique est à nouveau au coeur des débats, avec la bénédiction des ministères de l'Économie durable, de l'Environnement et de l'Industrie qui viennent de débloquer 900 millions d'euros pour installer des bornes d'alimentation électrique dans les villes.
« Consécration »
Ils avaient tous abandonné, sauf une. La petite société de Brebières, DBT (Douaisienne de basse tension), créée par Hervé Borgoltz en 1992, a continué à y croire.
« Pour nous, c'est une forme de consécration », savoure Hervé Borgoltz.
À l'origine, DBT fabrique des transformateurs électriques, un marché très concentré avec un unique donneur d'ordres, EDF.
En 1992, DBT participe au premier programme de développement du véhicule électrique en France. « À l'époque, Marie-Christine Blandin était présidente du conseil régional et les Verts ne voulaient pas en entendre parler car ils étaient antinucléaires ». Moralité, la région est une des seules en France à ne pas être équipée en bornes de recharge. Par contre, dès 1994, DBT équipe Paris, Bordeaux, La Rochelle, Strasbourg, soit 45 villes, 450 sites et au total près de 4 500 bornes actuellement en fonctionnement.
« C'est le premier parc installé au monde. Nous venons de resigner avec Paris pour les bornes de recharge du futur parc des Autolib ».
Le plan du gouvernement pour encourager l'achat de véhicules électriques prévoit l'installation de 400 000 bornes en France. « Si on prend ne serait-ce qu'un pour cent de ce marché, cela représente 45 millions d'euros de chiffre d'affaires. Notre chiffre actuel est de 6 millions, nous envisageons déjà de le doubler l'an prochain ».
Car DBT ne s'arrête pas là.
La société de Brebières s'est également imposée dans le domaine des bornes électriques pour les places de marché. Plus de 3 000 ont déjà été équipées.
Jusqu'en Irak
Enfin, DBT s'est lancée depuis quatre ans sur le marché des contrôles d'accès, ces gros plots électriques amovibles qui bloquent l'accès aux véhicules. « Nous avons conçu un modèle ultrasolide qui résiste au choc d'un camion. » Après Abu-Dhabi, c'est au tour de l'Irak de s'intéresser de très près aux bornes de DBT, pour protéger ses 800 mosquées.
Du véhicule de demain à la haute sécurité, le développement de DBT n'a plus de bornes.

