ÉNERGIE
Christian Estrosi semble découvrir le projet de terminal méthanier à Dunkerque
mardi 26.01.2010, 17:52Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a annoncé ce mardi que le groupe pétrolier Total envisageait d'ouvrir un terminal méthanier à Dunkerque afin d'atténuer les conséquences pour l'emploi de la fermeture de sa raffinerie des Flandres. Une annonce étonnante puisque ce projet, mené par EDF et non par Total, est à l'étude depuis plus de deux ans.
Interrogé ce mardi à l'Assemblée nationale par le député socialiste du Nord Bernard Roman sur la fermeture éventuelle de la raffinerie de Flandres, Christian Estrosi a indiqué que le Premier ministre et le président de la République avaient « veillé à prendre contact avec Total pour savoir ce qu'il en était exactement ».
« Total nous a fait parvenir les informations suivantes : une étude serait en cours pour installer un terminal méthanier et une diversification de l'ensemble de ses activités », a affirmé le ministre. « Ce projet doit avoir un impact fort sur l'emploi bien évidemment, c'est toute une activité industrielle qui en dépend », a-t-il ajouté.
Seulement voilà : ce projet de terminal méthanier, mené par EDF, n'est pas une nouveauté. Il est à l'étude à Dunkerque depuis 2007 sur le site du Clipon et il n'a jamais été question qu'il pallie un jour la fermeture éventuelle de la raffinerie des Flandres.
« Un soutien fort » de l'État
Un peu plus tôt dans la journée, Christian Estrosi avait affirmé devant l'Assemblée nationale que le gouvernement serait « vigilant » pour « qu'il n'y ait aucun licenciement et qu'il y ait un véritable dossier innovant ».
Une déclaration qui doit mettre un peu de baume au coeur au député-maire socialiste de Dunkerque, Michel Delebarre, qui avait réclamé hier « un soutien fort » de l'État si la fermeture de la raffinerie Total de Mardyck était confirmée.
Le groupe pétrolier pourrait fermer sa raffinerie des Flandres pour en faire un dépôt de carburant qui emploierait entre 30 et 50 personnes. Environ 370 salariés et 450 sous-traitants travaillent actuellement sur le site.
Le gouvernement a fait pression récemment sur le groupe automobile Renault, dont l'Etat est actionnaire à 15%, pour qu'une partie de ses futures Clio 4 soit produite en France et non pas seulement en Turquie comme cela était craint.


