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Energie et Environnement

Les pétroliers lorgnent déjà sur la nouvelle Libye

mardi 23.08.2011, 12:22
Les pétroliers lorgnent déjà sur la nouvelle Libye La raffinerie d'Az Zaouiah, l'une des 5 raffineries libyennes. PHOTO AFP

Alors que la chute de Mouammar Kadhafi est imminente, les groupes pétroliers occidentaux s'intéressent fortement aux réserves pétrolières du deuxième producteur africain. Ce sont d'ailleurs les indices pétroliers qui ont sorti du marasme les marchés, hier.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Hier, les actions du groupe français Total gagnaient 3%. Le groupe italien Eni, premier producteur en Libye, a bondi de 6,3%. Les investisseurs tablent sur une réouverture des installations pétrolières libyennes et l'ouverture de nouveaux contrats.

Total « surveille la situation avec attention »

« En cas de prise de contrôle de la Libye par les rebelles, ces derniers auront très vite besoin d'argent et vont donc opter pour une réouverture rapide des installations pétrolières », a déclaré à l'AFP un analyste parisien sous couvert d'anonymat.

Environ 2,5% de la production du groupe pétrolier Total se fait actuellement dans le pays « mais des nouveaux contrats pourraient être rapidement signés par le groupe », a ajouté l'analyste.

Les rebelles ont évoqué l'attribution de nouveaux contrats à la France pour la récompenser de son engagement militaire en Libye, mais les experts sont partagés sur la concrétisation de ces promesses.

Une porte-parole de Total a indiqué que le groupe « surveillait la situation avec attention afin d'évaluer quand il sera possible de reprendre les opérations en Libye », sans vouloir se prononcer sur une date.

BP et Eni dans les starting-blocks

Même attentisme chez BP, qui a dû suspendre en début d'année le lancement d'une campagne d'exploration pétrolière, où on espère redémarrer les activités dès que la situation le permettra. Le groupe britannique est d'ailleurs en contact avec le CNT (Conseil national de transition).

« Nous avons l'intention de reprendre nos activités et de retourner dans le pays quand les conditions le permettront », a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe.

BP est présent en Libye depuis un accord d'exploration pétrolière conclu en 2007 avec Kadhafi et la compagnie pétrolière nationale libyenne, mais n'a encore procédé à aucun forage.

Avant le début du soulèvement, le groupe britannique employait 140 personnes en Libye, dont une quarantaine d'expatriés.

Quant au groupe italien Eni, présent en Libye depuis 1959 et premier producteur étranger en Libye, il a annoncé lundi qu'il avait envoyé des employés sur place afin de superviser un redémarrage des installations pétrolières dans l'est du pays.

La Chine abandonne le pétrole libyen

La Chine, qui avait commencé avant la rébellion à convoiter le pétrole libyen, a annoncé qu'elle mettait fin aux explorations en Libye.Mais elle s'inquiète de la sécurité de ses investissements et de son personnel : le premier groupe chinois d'hydrocarbures, le China National Petroleum Corp (CNPC) a mis un terme aux projets d'exploration de pétrole et de gaz dans quatre pays instables, dont la Libye, de sa filiale Great Wall Drilling Co (GWDC), a rapporté mardi le Beijing Times.

Au printemps, la Chine avait évacué près de 36.000 de ses ressortissants employés dans les hydrocarbures, les transports, les infrastructures et les télécoms en Libye lors d'une opération de grande envergure.

La plus grande réserve de pétrole en Afrique

La Libye, exportait, avant la rébellion, 1,49 million de barils par jour, en majeure partie (85%) vers l'Europe, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Mais ses exportations se sont effondrées depuis le début de la révolte le 15 février et sont actuellement quasi-nulles.

La Libye, si elle est aujourd'hui le deuxième producteur de pétrole africain derrière le Nigéria, dispose de réserves bien supérieures à ce dernier : 44 milliards de barils contre 37,2 milliards de barils pour le Nigéria.

Le pétrole constitue l'essentiel des revenus du pays et le nouveau gouvernement s'apprête à faire appel aux capitaux étrangers pour exploiter ces réserves.

Cependant, il faudra au moins trois ans avant que la Libye soit à nouveau capable d'atteindre son niveau de production d'avant le conflit, a déclaré lundi un expert à l'AFP.

La Voix du Nord
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