CONSOMMATION
Acheter un véhicule diesel, encore une bonne affaire ?
vendredi 09.12.2011, 05:25
Est-ce encore rentable d'investir dans un véhicule diesel aujourd'hui ? PHOTO ARCHIVES C. LEFEBVRE.Le gazole est de plus en plus cher, les normes plus restrictives, la fiscalité moins avantageuse... Alors, est-ce encore rentable d'investir dans un véhicule diesel aujourd'hui ?
Vous roulez moins de 20 000 km par an ? Oubliez le diesel. C'est le calcul que l'on retrouve chez la grande majorité des professionnels de l'automobile : pour être rentable, le diesel ne concerne plus que les gros rouleurs, dans des gammes de moyens ou gros véhicules.
Spécificité française, le diesel a inversé la tendance d'il y a trente ans pour représenter aujourd'hui 70 % du parc automobile. Mais ces dernières années, la motorisation chouchou des Français est devenue chère. D'abord du fait de la hausse des prix des carburants. Ensuite avec les nouvelles pièces rendues obligatoires pour réduire sa pollution. Enfin avec la baisse des bonus écologiques. De 2007 à 2011, comptez jusqu'à 1 000 E d'augmentation pour l'achat d'un véhicule diesel.
Alors les constructeurs s'adaptent et les gammes changent. Mais les concessionnaires peinent à convaincre, tandis que les distributeurs constatent : si le moteur thermique a encore des jours devant lui, les prix des carburants ne semblent pas près de redescendre. Reste à voir si le consommateur accepte de bousculer ses habitudes.
SOLUTION ALTERNATIVE : LA TOYOTA PRIUS DÉPASSÉE
Le temps où lon trouvait les deux carburants en dessous dun euro semble bel et bien révolu. Côté gazole, une faible offre et une forte demande accentuent les tensions. Avec larrivée du froid, même si les demandes en fioul nont pas encore décollé, on peut sattendre à une nouvelle augmentation.
En janvier 2004, Toyota présente la seconde génération de sa voiture écologique, la Prius II. En pleine flambée des prix du pétrole, elle symbolise lauto du futur grâce à sa technologie hybride essence-électricité qui lui permet davancer à la seule force de ses batteries. Peu importe quelle soit relativement chère, quelle puisse le faire sur seulement 2 km et à basse vitesse, elle est alors la seule à émettre 104 g/km de CO2.
Sept ans plus tard, la Prius III ne va pas plus loin avec son moteur électrique et elle nest plus seule à passer sous la barre des 90 g/km. Elle fait même pâle figure à côté de la nouvelle génération de voitures « propres » : les Nissan Leaf, Renault Kangoo ZE, Renault Fluence ZE, Opel Ampera, Chevrolet Volt, Citroën C-Zero, Peugeot iOn, Mitsubishi MiEV Elles non plus ne sont pas données mais elles font facilement 80 km sans consommer une goutte dessence. S. J.


