150 millions d'euros pour 600 emplois
vendredi 23.12.2011, 05:14
Autre reconversion entamée sur le site de l'ex-raffinerie: un centre de formation aux métiers du raffinage (25salariés).On appelle cela une convention d'ancrage territorial. Officiellement, ce n'est pas une compensation apportée par Total à la suite de la fermeture de la raffinerie, mais « le début d'une belle histoire », juge André Tricoire, le directeur raffinage du groupe pétrolier présent lundi à la sous-préfecture pour signer la convention avec l'État, le port et la communauté urbaine.
Dans cet engagement contracté pour trois ans, Total s'engage à investir 150 millions d'euros pour générer 600 emplois. Passage en revue des principales dispositions prévues en plus de la création d'un parc industriel.
> Soutien au port. - Le Grand Port maritime a subi de plein fouet la fermeture de la Raffinerie des Flandres. Avec 5 millions d'euros de loyer et 9 millions d'euros de frais portuaires chaque année, elle était « un de nos plus gros contributeurs », rappelle Stéphane Raison, directeur par intérim du GPMD. Pour atténuer le coup, Total versera au port 40 millions d'euros en cinq ans.
> Assistance technique : ça marche. - Lancé dans la foulée de la fermeture de la raffinerie, le centre d'assistance technique aux opérations de raffinage s'est imposé plus rapidement que prévu. Les responsables de Total ne cachent pas leur satisfaction : « Il monte en puissance et a déjà assuré sa crédibilité », constate André Tricoire. Total y a investi un million.
> Toujours du pétrole. - Total maintient sur le site un dépôt pétrolier pour la France et la Belgique. Dix millions d'euros y seront investis.
> Biocarburants : un pilote. - Comme nous le présentions dans notre édition du 29 novembre, Total va installer à Dunkerque son site pilote de production de biocarburants, baptisé BioTfuel. L'investissement est de 100 millions d'euros. Il démarrera fin 2012. Jusqu'à la fin de la décennie, annonce le groupe pétrolier, il sera en démonstration. Dunkerque espère bien que le passage au rythme industriel se fera ici aussi.
> Du travail pour la sous-traitance. - À la fermeture de la Raffinerie des Flandres, l'inquiétude portait également sur l'impact qu'elle aurait sur la sous-traitance. En présentant ses nouveaux projets, Total a aussi fait le calcul de ce qu'ils représentaient pour les entreprises sous-traitantes : 550 000 heures de travail pour le pôle BioTfuel, 30 000 heures pour le parc industriel, 16 000 heures pour le dépôt, 4 000 heures pour le centre d'assistance technique.
> Bonus. - Total s'engage à donner des coups de pouce à des projets d'implantation économique sur le territoire, en abondant des fonds de développement.

