FERROVIAIRE
[EN IMAGES] Le Francilien, inauguré hier, fait la fierté des personnels de Bombardier Crespin
dimanche 13.12.2009, 12:05Le Francilien, dernier né des trains conçus et assemblés par Bombardier Crespin, a été inauguré hier entre la gare du Nord et Luzarches. À l'intérieur des deux rames inaugurales, une trentaine de personnels de l'usine de Crespin, « émus » et « fiers ».
Philippe Ogier, le parrain du train, était hier à la gare du Nord avec son épouse. Discret comme à son habitude, il est resté en retrait pour voir la première rame entrer en gare. Son visage était tendu. et pour toute réponse aux questions, le chef de projet faisait comprendre que l'émotion le submergeait.
Éric Petit, le directeur de Bombardier Crespin, montait lui pour la première fois dans une rame en marche. Il n'a pas tari d'éloges. « Vous avez fait un train plaisant », lance-t-il à deux chefs de projets alors que le train n'a pas encore quitté la gare du Nord. « C'est vraiment sympa cette vision boa », commente-t-il quand le train s'ébranle avant d'ajouter enthousiaste, « c'est top au niveau qualité et confort ». C'est aussi l'avis de ce passager invité par la SNCF grâce à un jeu concours. Il savoure le trajet dans un train « confortable et silencieux ». Ce malentendant aime bien « les informations visuelles. » « Ce train va m'inciter à aller plus souvent voir des amis à Luzarches », observe-t-il.
Quelques sièges plus loin, Véronique et Francis Tourneur admirent le paysage par les larges baies vitrées. Monsieur travaille au contrôle qualité (il fête vingt-sept ans de Bombardier aujourd'hui). Madame est employée à la réception. Le couple s'est rencontré aux ANF. « J'ai été très ému quand j'ai vu la rame entrer en gare, observe Francis Tourneur. Aujourd'hui, c'est un grand sentiment de fierté. On a réussi l'exploit de livrer un train magnifique, d'apparence simple mais révolutionnaire. » Véronique a une pensée pour ceux qui sont restés à Crespin.
Véra d'Alessandro était hier la spécialiste des bogies et forcément avant de monter dans la rame, elle a jeté un coup d'oeil à cet élément sécuritaire qui assure aussi le confort des voyageurs. Pour elle aussi, sentiment de fierté et « aboutissement de trois ans de travail d'équipe. C'est la première fois que je monte dans le train en marche et je suis satisfaite. » À ses côtés, Alexandre Demain, son époux, chef de projet, « savoure le moment. C'est la concrétisation d'un travail de plusieurs années mais c'est loin d'être fini. » Lors du trajet retour, les superviseurs de production ont jeté un dernier coup d'oeil à la rame, caressant le vitrage ou touchant les sièges en fondant un espoir : que leur train reste beau et ne soit pas trop vite dégradé.

