COMPÉTITIVITÉ
Le prix de la recherche au projet ferroCOTS de Bombardier
jeudi 17.12.2009, 05:05Le pôle de recherche et d'enseignement supérieur (il réunit les universités, des grandes écoles et des organismes de recherche, des collectivités territoriales) de l'université de Lille remet chaque année des prix. Lundi, pour son projet ferroCOTS, Bombardier a reçu le prix de recherche « projet collaboratif labellisé par un pôle de compétitivité », lors de la cérémonie solennelle au siège de la Région.
Plus d'une dizaine d'ingénieurs spécialisés du site Bombardier de Crespin, premier site industriel ferroviaire français, participent à ce projet labellisé et porté par le pôle de compétitivité I-Trans. Bombardier développe ferroCOTS en partenariat avec les entreprises Leach International et Geensys, et les laboratoires de l'école centrale de Lille, LAGIS, l'INRETS (Institut nationale de recherche sur les transports et leur sécurité), le CRAN (Centre de recherche en automatique de Nancy) et l'AMPERE (le laboratoire de l'INSA Lyon).
Expertise des ingénieurs
En mars 2009, ferroCOTS a été retenu par les ministres en charge de la politique des pôles de compétitivité pour l'attribution d'une aide au financement. Le projet sera développé sur trois ans. Le coût total s'élève à près de 4 millions d'euros, dont un soutien d'environ 30 % de l'État et du conseil régional Nord - Pas-de-Calais. « Nous sommes très fiers de recevoir ce prix. C'est la reconnaissance de l'expertise des ingénieurs du site de Crespin et le signe de l'implication très forte de Bombardier dans les projets collaboratifs au sein de la Région et du pôle de compétitivité I-Trans », a déclaré Jean Bergé, président de Bombardier Transport France.
FerroCOTS compte révolutionner l'architecture actuelle de distribution de contrôle commande à bord des trains, à partir de la technologie numérique en introduisant des microprocesseurs ou puces (les COTS). Jusqu'à présent, les constructeurs ferroviaires n'utilisaient pas de microprocesseurs pour assurer les fonctions sécuritaires de contrôle-commande des trains et privilégiaient la technologie filaire (par câbles). Les évolutions des exigences des clients en termes de disponibilité, fiabilité, et accroissement des services aux voyageurs, rendent l'utilisation de la technologie câblée obsolète. Complexe, lourde et encombrante, elle manque de flexibilité et ses coûts de production et d'exploitation sont élevés. Le projet ferroCOTS simplifie l'ingénierie et la maintenance, favorise l'évolutivité des systèmes tout en réduisant les coûts de conception, de fabrication et d'exploitation.
« FerroCOTS offre une nouvelle vision du contrôle commande de nos trains : plus compact, plus léger, plus sûr plus flexible, il est donc plus performant. Avec nos partenaires, nous envisageons l'implantation en série de ces nouvelles technologies à un horizon de deux à trois ans », explique Sébastien Ridremont, directeur ingénierie avancée sur le site Bombardier de Crespin, investi dans le contrat Omnéo, nouveau contrat du siècle que Bombardier Crespin pourrait signer en février.

